mardi 25 mars 2025

Hérault : crapahut dans la Séranne 2/3

 2 eme épisode : La draille et le Roc du Midi

Après la dure rando de la veille, pas question de repos, mais un petit "décrassage" s'impose, en un lieu sur lequel j'ai flashé le 25 janvier. C'est un étrange chemin qui monte dans la pente pierreuse, en zigzags serrés. J'y pense depuis des semaines. Je veux juste aller voir, je m'autorise à faire demi tour à n'importe quel moment. 


Panorama depuis le roc du Midi (774 m)

Et c'est parti : je pose Max et Nina en bord de route (227 m) et je démarre. Il y a deux vignes à franchir, une est morte, l'autre non. Le chemin louvoie avant de piquer du nez dans la garrigue : que ça grimpe ! Un groupe de 4 personnes me précède, aujourd'hui c'est humanisé. Le sentier n'est pas indiqué ni balisé.

Sol de graves d'ailleurs cela se nomme Les Graves



Sentier d'approche de la montagne

Parois calcaires


100 m plus haut (et 0.8 km) le chemin tant attendu commence  : j'ai un doute. La montagne est une muraille rocheuse coupée de terrasses emmurées, on dirait les balcons d'un immeuble. Rien n'est cultivable pourtant dans cette roche. Et oui, c'est le chemin construit en étages, plans inclinés, virages serrés, on repart dans l'autre sens, on recommence, j'ai l'impression de revoir la tour de Pise de ma jeunesse. Je suis fortement impressionnée et il est hors de question de renoncer. C'est une draille ou chemin de transhumance.

Même chose mais surligné

Le chemin ou draille (morceau) 













Un chemin tel des étages

Végétation rabougrie, parfum du thym, roche d'un blanc éblouissant, quelques fossiles en ornement, des vestiges de calade, l'impression d'exception domine sur ce tracé. Je ne tarde pas à laisser filer le groupe, j'ai besoin d'avoir ce décor pour moi seule. Egoïsme ? j'ai tellement passé ma vie au service d'autrui qu'à présent je m'offre des instants n'appartenant qu'à moi.

La pente, sa végétation, son sol

Dentelles de roche



Un aspect du chemin de transhumance

Ce n'est pas une sculpture ! Trace de barre à
mine ayant servi à tailler la roche 


J'adore ces rivières de calcaire sculptées par l'eau de ruissellement



Le seul vrai arbre du trajet

Je compte les lacets, au final il y en a 21. J'ai l'impression de tricoter la montagne à chaque fois !

Un des 21 virages 


Le décor est superbe : le roc du Midi est grandiose, ses voisins aussi, les dentelles de pierre se rapprochent, sont à mon niveau puis au dessous de moi. Max semble accroché à la roche, tout petit, tout en bas. Une petite Nina y sommeille...Je veille sur eux. La vallée, les lointains, sont beaux.

Max le camion 

Altitude 610, 2.5 km

Soudain un cirque de montagne, grandiose, précédé par un gardien de roche m'accueille les bras ouverts. Je me statufie devant ce décor grandiose, falaises striées de coulées humides, arbres cramponnés comme des grimpeurs d'un 8 C+ figés pour l'éternité. J'écoute le silence, je rêve à arpenter ce cirque, quittant le chemin et allant jouer le vieil isard, mais je me contente d'escalader le gardien : tout en haut, sur la fine arête, personne à gauche, ni à droite, ni au dessus, encore moins en dessous, je me pose. Je suis bien en ce site incongru. Pourquoi grimper là ? Certes...Et pourquoi pas ? 


Une partie du cirque


Le gardien du cirque

La tête du gardien

L'encolure du gardien


La gardienne du gardien


Le chemin vu depuis mon poste de vigie




Le grimpeur de l'impossible




Retour sur le plancher des moutons


Je quitte mon perchoir et poursuis ma route, soit une voie pavée où il n'y a pas une once de terre.

altitude 750, 3.45 km, finalement c'est du beurre à côté de ma grimpe d'hier pour des chiffres similaires.

Et le chemin de transhumance débouche sur le Causse boisé et grisâtre, avec ses chênes dénudés. Les moutons terminaient là leur transhumance, s'égayant sur le Causse.



Le Causse

A présent je vais grimper au premier sommet sans nom. Le sentier est cairné et me conduit rapidement sur les lapiaz crevassés aux 804 m qui dominent un grandiose décor où le Pic St Loup redresse sa crête .

Lapiaz donnant accès au sommet : en fond le Pic St Loup

Ce sera mon restaurant dont le décor compense la frugalité du mets.


Dans le cercle, Nina et Max le camion


Des tapis de violettes et jonquilles se cachent au soleil, quelques oiseaux tournoient en silence.



Jardin de Causse





A présent je veux gagner le Roc du Midi  et ses 774 m. Je n'arrive pas à trouver le sentier, j'ose le GPS, surprise, le "vrai" sentier  a été désaffecté, le nouveau finit par se présenter à moi et il est plutôt sympa, entre lapiaz et Causse. De grands espaces avaient été épierrés afin de dégager des pâtures pour les moutons. Une vallée caussenarde présente son fond plat et vert, large et velouté, sans eau, bien sûr. Je vais la suivre, je veux voir comment ce fleuve d'herbe se jette de la falaise. Hélas, le val se rétrécit, s'embroussaille et, à quelques mètres du saut dans le vide, comme je ne suis pas un petit quadrupède je dois renoncer, les végétaux piquants barrent la voie. 

Rivière du Causse


et finit dans la broussaille
La rivière rétrécit

Je retrouve le chemin que je quitte en suivant des traces bleues délavées et des cairns, à travers le plateau pour gagner le Pic du Midi et ses 775 m. Ce sera le "waouhh" du jour ! 

Le chemin qui conduit au pic


Le waouh ! du jour. Au sommet très surplombant. Village de St Jean de Buèges et Roc du Tras Castel


La Séranne  et la vallée menant vers Ganges. Dans cette pente se cache un autre chemin de 
transhumance, désaffecté, que je veux parcourir


Mes deux amours : Max et Nina à l'intérieur

6.08 km pour ce surplomb rocheux donnant sur un vide effarant. Que vois je ? Le couloir et le pierrier que j'ai grimpés hier, (chaud me dis je, vu d'en haut), le village, le "tout petit" roc de Trascastel, les vallées, les lointains, sous un beau soleil; je suis gâtée.

Je n'ai d'autre occupation que contempler, garder l'équilibre surtout, sur ce vide démesuré. Mais me repaître de ce décor. Nul besoin de voyager loin pour se doper à l'enthousiasme. C'est ça la jeunesse !

Allons, faut repartir; ce sera même chemin, en sens inverse. Pas de variante possible.

Alors parlons de ce chemin de transhumance que je verrais bien classé Monument Historique. Le cadastre de 1835 n'en fait pas état contrairement aux autres; il en existe un d'assez proche, désaffecté, ne figurant pas sur les cartes actuelles et pourtant cadastré dit "chemin de la Coupette, de St Maurice à St André" ; 23 lacets perdus de quelle manière  aujourd'hui ? Ah il m'intrigue celui là. Donc celui du jour, non cadastré, fut il un chemin privé bâti par les bergers ? La somme colossale de travail pour ce faire est gigantesque. Le franchissement de ravins témoigne d'une solidité à toute épreuve. Le retour, avec la lumière de l'après midi sculptant le relief me permet une bien meilleure appréciation que la lumière diffuse du matin. 


Un des 21 lacets


Mur du chemin sur un ravin




Aspect d'un ravin vers l'aval


Voilà ce chemin (en partie) tel qu'il m'est apparu un jour de janvier depuis la rive d'en face!  Comment ne pas aller y regarder de plus près...



Et comment ne pas avoir envie d'aller voir son assez proche voisin disparu dans le temps et peut être dans l'espace ? Le chemin de la Coupette....y serai-je coupée du monde ? 

Ne pourrais je pas marcher en mettant de temps en temps mon cerveau sous le bras ? 

Saint Jean s'offre au pied du Trascastel redevenu géant dans un décor de vignes, c'est un morceau de Douce France Agricole après l'aridité de ce que je viens de vivre.

Retour à St Jean par la vigne des Graves

Et...qui m'attend ? 



Fin de l'épisode 2. Episode suivant : la grotte de l'ours

En chiffres : 

Distance : 10.6 km

Dénivelé positif cumulé : 654 m

Temps de marche : 4 h

Trajet :






samedi 22 mars 2025

Hérault : crapahut dans la Séranne (1/3)


Episode 1 : la voie directe, le causse et le Caylaret

C'est une montagne modeste qui culmine à 942 m d'altitude, au Roc Blanc. Longue de 25 km, au nord de Montpellier, elle attire par son versant escarpé, qui domine de jolis villages et une tout aussi jolie vallée, celle de la Buèges. Des villages, des châteaux médiévaux, des résurgences, des grottes, un versant exposé au sud et ensoleillé, tout y est fait pour plaire .

La Séranne vue depuis le Roc de Trascastel


Elle se présente comme un coup de dent d'une géante mâchoire ayant mordu le Causse du Larzac, ayant broyé des rocs calcaires et ayant fait de petits trous quasi invisibles  : les grottes. Les hommes ont fait le reste...domestiqué jadis tout ce qui pouvait être cultivé en vignes et oliviers sur ces pentes austères aujourd'hui couvertes de chênes verts, bûcheronné et fabriqué du charbon de bois, construit des chemins pour rallier le Causse et y conduire les moutons, exploré les cavités et les résurgences, bref une fourmilière que l'on peut deviner en laissant parler son imaginaire et en écoutant le silence de la montagne.

Venue ici en janvier dernier, j'attendais de pouvoir revenir pour parcourir ce versant. Et je n'ai pas lésiné puisque j'y ai marché sur 27 km de délicieux cailloux ! En finissant par jeter mes pieds dans un bain d'eau glacée, avec soulagement. Malgré de bonnes chaussures! 

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Ma première expérience ne fit pas dans la dentelle puisque j'attaquai la face de front en un tout droit dans la pente faisant fi de tout chemin. 

Les délices du jour


Un départ difficile à trouver, un croquis pour tout topo, quelques hésitations puis une sévère montée dans un sentier cairné plein pot dans les rochers. J'ai croisé le dernier signe de vie, un enclos et une mare après 0.7 km d'ancienne olivette, le sentier rocheux en sous bois est efficace, moucheté de soleil et silencieux . Une petite cabane charbonnière à 300 m d'altitude (0.775 km) offre ses murs ruinés et circulaires sur sa noire plate forme. Un peu plus haut, (345 m, 0.9 km) une grande dalle calcaire inclinée et facile ouvre sur du paysage enfin : le Roc du Midi tout blanc et l'invraisemblable pente entre les falaises qui m'attend. 

En rocs ou pas, le sentier


Dans mon dos c'est la vallée, les maisons, la vie et le roc de Trascastel que j'ai tant aimé gravir et qui paraît  moins impressionnant. 


Grande luminosité du jour
Le Pic St Loup


A 383 m, le sentier émerge en pleine lumière, sur les éboulis, les cairns seront mon seul viatique. Cela grimpe très fort et au terme de quelque usure de mollets je parviens au but essentiel, à 523 m : trouver la Grotte de l'Ours. 

Les choses sérieuses commencent


Et c'est mon terrain de prédilection

Voilà ce que j'aime  !!

Je suis entrée dans les falaises, paysage familier et aimé. Les arbres y sont grands, bien abrités et chauffés au poêle de la roche, mais j'ai beau chercher, pas de grotte : elle y est, le GPS me confirme que j'y suis, rien. Une ouverture haut perchée dans la falaise m'induit en erreur, inatteignable. Je grimpe sur une vire qui semble avoir été taillée par les humains. Rien ...Mon viatique ne me sert pas davantage : 

Source internet; précieux viatique


La vire en oblique
Ce que j'ai cru être l'entrée


Séance d'équilibrisme

Déçue, je quitte les lieux je reviendrai mieux documentée car il FAUT que je la trouve !

Et j'entame la montée du couloir ; plus aucun cairn, je trouve en revanche au terme d'un couloir austère un abri sous roche portant des vestiges de présence humaine façon 21 eme siècle  : un sac, un gril, je laisse un petit mot et je dévale le couloir un peu trop brutalement pour ma peau !


L'antre de l'ours humain (celui qui a laissé le gril pour cuire le premier humain venu)

A présent les choses sérieuses commencent : un infini pierrier grimpe vers les falaises sommitales et dévale tout autant vers le bas. On l'appelle le pierrier de la mort mais je l'ignore et je vais le déguster sur 200 m de dénivelé. Je choisis la méthode efficace : sur les rives, les cailloux plus gros servent de marches d'escalier et ça fonctionne. Je maugrée "plus jamais, mais pas le choix, continuer...ne pas redescendre surtout...". Ma seule angoisse est de ne pas trouver la sortie de ce cirque de falaises où plus rien n'indique la présence humaine. Je suis prête à grimper la falaise !! 


L'enfer gris ou mon terrain ou "le pierrier de la mort" vers l'amont


Vers l'aval





Une idée de la pente


Je suis aux rives du coeur de la montagne
 (vu d'en bas)

Tout au bout du pierrier, de l' Enfer car les gros cailloux m'ont abandonnée, se trouve un épais bosquet de buissons. Et là je devine une sente . Animale, humaine ? Quelques anciennes coupes de tronçonneuse m'apportent la réponse, il n'y a plus qu'à suivre tout cela et, après une brève escalade en roche, une traversée de chêne vert bien campé sur ses positions j'émerge sur le plateau, émerveillée de m'en être sortie. Toute seule surtout et sans dommage. 721 m d'altitude et 3.55 km seulement . Mais dans ce terrain, ils comptent . Et les 540 m de dénivelé droit dans la pente encore plus .

Terminus, surtout ne pas redescendre !
On s'enfourate dans le bosquet

En suivant les traces !



Et une sortie à taille presque inhumaine : pari gagné 
Je viens du sud...euh d'en bas, c'est pareil


Roc de Trascastel


Je ne me trouve pas sur un Causse plat et dénudé mais sur un Causse plat et arboré, un fouillis végétal sans sentier ni cairns ni indices. Le petit plan est toujours précieux et, grâce aux sentes animales et au GPS, je parviens à affiner ma trajectoire pour gagner le chemin, une vraie autoroute en comparaison . A présent je peux lâcher la pression, je suis en visite : visite des sous bois fleuris, des tapis de lapiaz crevassés et pâles, des rivières plates, sèches, d'herbe verte, qui se jettent ensuite brutalement du haut des falaises. Impossible de quitter la piste, on ne circule pas dans ces bois peu commodes.


Le jardin du Causse






Lapiaz



Piste du Causse


Le Trascastel...qui me paraissait si haut en janvier



Champ de lapiaz

 Une grande lavogne brune, car il a beaucoup plu sur le secteur, ne parvient pas à m'inviter à la baignade, et toujours ce grand silence du désert. Mais comment puis je me sentir si bien et si heureuse dans ce désert minéral, humain et animal depuis mon départ ? De quel bois ou de quel roc suis je faite ? 

lavogne : abreuvoir

3.3 km de ce plateau ondulant avec un pied qui hurle de douleur (chaussures neuves ) ; je libère le malheureux et je lui octroie un peu de douceur : herbe, terre, cailloux bien choisis, il me remercie vite sous ce délicieux massage.  Accéder à la crête est difficile, circuler sur la crête impossible, mais les points de vue sont superbes et la recherche que j'ose d'une grotte est vraiment trop dangereuse, je renonce, en équilibre instable sur le vide.


Un des lieux les plus beaux : le village de St Jean de Buèges et le St Loup en fond


Enver du décor, à la flèche rouge


Sur vide et dans le vent


J'arrive à une exploitation ovine désertée en cette saison et peu après je vais bifurquer vers la descente musclée vers la vallée.

Vestige de calade (pavage)

Cette descente sera un chemin en lacets serrés devenu de randonnée mais en fait une ancienne draille soit chemin d'estive. Ce chemin servait aussi de communication entre la vallée et le Causse; sur le cadastre de 1835 c'est "le chemin de la côte de la Séranne".  Sur le plateau il continuait direction Les Natges et St Maurice de Navacelles. Aujourd'hui il fait partie d'un GRP et communique avec le GR 74.

Le chemin muletier















Ce chemin garde son ancien tracé enserré souvent dans des murs et pavé encore en certains endroits malgré la dégradation du sol. C'est un monument de beauté par sa facture et son décor; le point de vue sur la vallée, les villages, les falaises, sont aussi une vraie beauté.

Un des virages

Malgré la fatigue et la douleur au pied, je progresse en terrain de bonheur. Je rencontre les premiers humains du jour.

Sur ma route se dresse le Roc du Caylaret, un monument calcaire où on peut aller parcourir une longue et étroite vire : je vais y faire une belle découverte, me glisser dans une jolie faille avec auvent et entrevoir une grotte et une arche; j'y suppose un sentier s'y glissant mais j'évite car je sens le secteur dangereux et je ne suis plus assez "fraîche". Ce sont les grottes du Caylaret, bien cachées. Malgré mon regret je joue la sécurité. Une Nina m'attend en bas ! 


Roc du Caylaret



Son avant poste et le décor


La vire du Caylaret
Petite cavité étroite dans la falaise








Merveilleux décor



Créature 21 eme S


Créature d'il y a des millions d'années

L'arche


Justement en arrivant en bas, quelque chose change dans les sous bois : des terrasses, des oliviers abandonnés, une cabane logée dans un muret, toute une infrastructure m'invite à un peu de tourisme agricole. La visite ultérieure sur cartes, plans, vues aériennes anciennes et actuelles va me sidérer : ces pentes aujourd'hui recouvertes de bois de chênes verts abritent un immense patrimoine foncier agricole né de la patience, de l'endurance et de l'ingéniosité des paysans, tout était cultivé ici. Si j'écoutais mon vieil instinct paysan, je grimperais ces pentes de murettes en murettes et d'olivettes en olivettes...qui sait si...? Mais oui, bien sûr...voyons !

D'étage en étage on arrive au pied de la montagne si on a le courage. Et je l'aurai, bientôt



Cabane dans le mur

Et trois marches d'escalier !


Roc du Caylaret : il a un chapelet de grottes bien cachées

En bas, les champs sont plus récemment abandonnés, ils se dessinent bien avec leurs hauts murs et leurs arbres encore opulents bien qu'embroussaillés : un olivier "ne meurt jamais". D'ailleurs quelques parcelles sont en voie de réhabilitation et un producteur est au village. Le chemin, quant à lui, enserré entre deux hauts murs, au sol mal commode est magnifique.

Entre ses murs le chemin ou ancienne draille


Réhabilités les anciens oliviers : ouverture sur demain 


Et, au terme de 12.5 km et 4 h de marche , les pieds usés de douleur et le regard enchanté de bonheur, je clôture une rando d'exception.

Fin du1er épisode. Episode suivant : la draille et le Roc du Midi

En chiffres 

Distance : 12. 5 km

Dénivelé positif : environ 600 m

Temps de marche : 4 h 05

Le trajet

Suivre en sens inverse des aiguilles d'une montre