mercredi 19 avril 2017

Les 4000 marches du Mont Aigoual

Ce lundi de Pâques, ce devait être le Puigmal et ses 2910 m d'altitude. Une fatigue certaine et une météo incertaine m'invitèrent à aller traîner mes roues, plutôt que mes pattes, du côté du Larzac lorsque au moment de m'endormir un flash traversa mon "encore conscient" et me souffla : "Et les 4000 marches de l' Aigoual?". Projet que j'avais mûri à Noël pour ce printemps et puis oublié.






L'Aigoual, le 2nd point culminant des Cévennes.

Une consultation de Google juste au réveil  et me voilà filant bon train vers ce qui chez moi est la définition du mot "repos". Quelques consonnes en faisaient la différence (Aigoual au lieu de Puigmal) mais aussi quelques chiffres en goguette.
J'allais parcourir 16.5 km au lieu de 8 et grimper 1200 m au lieu de 910 !!
Après tout pourquoi pas ? J'aime les défis sur moi même.

Un week end inédit, je prends la route pour 530 km AR avec mon kangoo aménagé par mes soins et une Nina toujours partante. L'aventure c'est l'aventure , faut ce qu'il faut!

Elle commence par une traversée des Causses, ce qui n'est pas la route directe pour se rendre en Cévennes, mais assurément la plus poétique et qui parle fort à mes souvenirs.. Il y a quelques années je parcourais en tous sens le Causse et donnais des conférences sur mon coup de coeur d'ici : le cours de l'extraordinaire rivière qu'est la Vis.
Que de km en camion, à VTT et surtout à pied. Mais j'en reparlerai.
Le Cirque de Navacelles
Me voici après le Causse sans transition dans les Cévennes et à Valleraugue où j'élis domicile pour la nuit, au pied du point de départ de cet immense escalier fictif de 4000 marches.

Les 4000 marches sont un sentier qui va de Valleraugue (Gard) au Mont Aigoual (limite Gard / Lozère) , le sentier du facteur qui allait, avant la route, amener le courrier à l'Observatoire Météo de l' Aigoual. De bonnes jambes le facteur puisque depuis quelques années ce parcours est devenu une course mythique début juin. Avec de beaux records à battre. 57 mn pour le meilleur...euh...
Ce nom vient des terrasses cultivées typiques du paysage cévenol, les bancels, qui, avec leurs murs en pierres évoquent des escaliers géants.

J'ai pour tout document des fragments de carte sur mon écran d' APN mais je sais qu'il n'y a qu'un seul sentier qui plus est, balisé. Toutefois ces morceaux de carte me serviront à plusieurs reprises.

Je démarre à 7h 45 après une bonne nuit dans l'espace restreint mais bien fonctionnel du kangoo. Et j'attaque effectivement des marches : celle des ruelles du village qui s'éveille sous un soleil doré et un vent très léger. L'Aigoual étant un glaçon en toutes saisons j'ai du vêtement d'été et d'hiver dans mon sac, seule contrainte , avec de l'eau bien sûr.
Valleraugue

Un bancel ou terrasse
Cela démarre sec, très sec même, dans le village comme en dehors: le cévenol avait la jambe alerte dans les temps anciens et la vie d'agriculteur nécessitait une condition physique hors pair. Plus rien n'est cultivé, les petits arbres aux feuilles naissantes que je prends pour des noisetiers me posent problème car nulle trace de noisettes au sol : et pour cause ce sont des châtaigniers!



Châtaignier
Il y a le soleil, les vallées bleues qui dorment dans l'ombre, les feuilles pâles qui frissonnent, la roche de schiste omniprésente, et les oiseaux, vaillants accompagnateurs musiciens en ce petit matin.

Bleu Cévennes
Je marche avec surprise et doute (merci les morceaux de carte) car je n'ai aucun repère, je suis une vallée qui n'est pas celle menant à l' Aigoual.
En fait tout au long du trajet, le parcours va osciller d'un côté à l'autre de la crête séparant les deux vallées (Hérault et Clarou) et l'Aigoual que je cherche du regard ne se dévoile qu'à ...50 mètres de l'arrivée !!
Les Cévennes s'éveillent
Donc je grimpe entre bancels, ruines , murs et arbres buvant du regard, au passage, des trouées sur les cultures rares (l'oignon doux des Cévennes) , le bleu des Cévennes, leur plissement et les rares terrasses récentes, fort belles. Ah, quand le paysage était ainsi en entier, quel sublime décor.
C'est magnifique et vraiment nouveau pour moi. La montée est soutenue mais je gravis bien, tout va pour le mieux. Les bruits de la vie montent de la vallée, des cours d'eau aussi, l' Hérault et le Clarou.
Quelques passages bien raides et rocheux demandent l'aide des mains .
En terrasses : oignon doux des Cévennes

Le sentier entre fougères et châtaigniers




Des milliers de châtaigniers


Le sentier régulier et souple sous les pieds
Sans presque m'en apercevoir j'entre dans un autre monde au gré d'un sentier régulier et toujours en sous bois: c'est le Royaume des Grands Arbres. Les châtaigniers à cette altitude sont énormes, plusieurs fois centenaires semble t'il, tourmentés, travaillés, sculptés, creusés ou tombés à terre. Le silence est impressionnant et je suis comme dans un monde enchanté; je m'arrête sans cesse pour plonger mes yeux dans ces pentes impressionnantes à la recherche des géants de bois souvent adossés à des rochers.
Un peu plus loin les conifères et chênes verts se mélangent à eux, dans un fouillis de couleurs et de branches, de tachesde soleil et d'ombre, paysage moucheté s'il en est . Je suis environ à 900 m d'altitude et un autre monde se dessine. Puis s'ouvre sur des landes et des "prairies à moutons" plutôt des brûlis calcinés.




La taille du tronc de châtaignier : les troncs que l'on voit
sont tous des rejets du très vieil arbre mère


Un arbre bouteille !





J'arrive à l'Estivel, 910 m, lieu d'estive pour les troupeaux.




Une fenêtre s'ouvre sur la vallée, les Cévennes et un ciel bleu intense.
J'entre comme avec précaution sur ces crêtes . La première partie du trajet s'achève là : 2.9 km
 pour 550 m de dénivelé.
Il me manque 5.3 km et 650 m.



Estives 
Va alors commencer le monde de la pierre et des grands espaces, de la roche et de la grimpe. Monde minéral où survit un ou autre arbre : pin, merisier, chêne, genévrier, comme des modèles de musée car des pièces uniques.
Du haut des crêtes, les hêtres penchent leurs branches nues sous un ciel bleu intense. Nulle vie, ni humaine ni animale; hors des arbres, même les oiseaux se sont tus.

Parlons en du minéral : c'est du schiste  brun, luisant, doré, pailleté, avec quelques éclats bleutés mais qui cohabite bien avec du quartz laiteux d'un blanc immaculé ou veiné de rose ; un très joli bouquet de roches !

Les hêtres se dorent au soleil des cimes


Un grand merisier solitaire sur ma route


Faut se faire tout mince  !!

Les jumeaux penchés


Sentier dans les brûlis (incendies sans doute orchestrés par les bergers)


Anciens cortals ou bergeries


Ici la montée est inégale, tantôt des passage en douceur, tantôt une grimpe sévère, tantôt quelques caresses des mains sur la roche mais la vue est ouverte sur les grands espaces, les profonds ravins secs et les ruines des estives.


Du temps où ces montagnes vivaient intensément.



Chemin faisant, sans transition, j'arrive au Valat de la Fageole, la vallée de la hêtraie.
Et la 3 eme partie du parcours : pas la moindre!



La fatigue et l'essoufflement commencent à pointer leur nez, m'obligeant à des haltes et comme je brûle beaucoup d'énergie, je suis forcée de m'alimenter assez régulièrement. J'apprends peu à peu à gérer autrement mes randos.
Mais la Fageole est une jolie rivière qui va m'accompagner dans toute la sévère montée, avec sa fraîcheur, ses rochers moussus, ses petites cascades et ses hêtres immenses : un vrai plaisir que ce tronçon ardu. Peuplé d'arbres monumentaux. Je sais qu'un peu plus haut un chevreuil est en train de se désaltérer discrètement, nos regards se sont croisés.

Passage à gué de la Fageolle


Dans cette partie du parcours je m'égare quelques minutes mais je m'en rends vite compte, il suffit de rebrousser chemin et de chercher les traces : c'est la fatigue. Des étoiles noires dansent devant mes yeux. Que je chasse car le paysage est trop beau pour être voilé !
Le sentier devient pourtant pavé, étayé de murs construits par l'homme et je traverse un second gué bien aménagé aussi.

On franchit 2 fois la rivière avant que de lui tourner le dos et d'aborder la quatrième partie  du trajet, toujours dans la hêtraie agrémentée de conifères. je regarde mes morceaux d'écran et l'altitude s'égrène. 1300...1400....


 C'est sans doute la partie la moins jolie du trajet, les arbres ont souffert, sont saccagés par les tempêtes, l' Aigoual profile son mauvais climat mais je ne le vois toujours pas !
Le granit sommital pointe sous le schiste et rend le sol plus stérile.

De jolis noms compensent ce paysage maussade : l' Apollon, l' Hort de Dieu (le jardin de dieu, ancien nom de l' Aigoual sur la carte de Cassini, 18 eme S), arboretum créé par Charles Flahault, botaniste, en 1902.

Je ne vais pas rallonger mon parcours, je laisse le jardin à Dieu et je monte le dernier km; midi approche, j'aurai marché près de 4 h (hors pauses).
Un paysage tourmenté et fouillis

Jonquilles











De jolies jonquilles compensent aussi ce paysage tourmenté par leur couleur soleil.

Cependant la chaleur exalte les parfums des conifères et c'est un peu de l'été parfumé des montagnes qui saute au visage.

J'en profite car l' Aigoual est toujours en hiver !

Le Menhir










Enfin, l'observatoire, point final des 4000 marches pointe sa tour crénelée, sa sévère bâtisse de granit et sa horde de touristes : je suis arrivée ! Et, fouettée par l'inévitable vent glacé, je mets la veste.


Derniers mètres


L'observatoire météo : 1887 / 1894

Jardin d'hiver


Gravé dans la pierre et en miniature

A l'abri des murs, au soleil, car il fait très froid sur l'Aigoual je prends des forces et à 13 h j'attaque de pied ferme la descente : j'ai chaussé des souliers de running pour éviter de souffrir de mes pieds, 8.2 km m'attendent en descente. Et trois heures de trajet: j'arriverai à 16 h me dis je.
Du sommet, je ne distingue cette fois ni Alpes ni Pyrénées c'est trop voilé.
Mais je ressens un réel bonheur généré par cette superbe montée....Que du bonheur !....


Je suis inquiète pour Nina: n'aura t'elle pas trop chaud dans le petit espace du kangoo non isolé?

Et c'est parti pour le retour !
Alors, le retour, je le négocie au petit trot ou au pas, selon mon envie, sans presque m'arrêter sinon pour contempler le paysage : la chaleur est vive, je croise quelques marcheurs sur un parcours qui n'en a vu que 4 à la montée, je me régale je dois bien l'avouer, puisque mes pieds sont très contents de leurs pneus ! Quelle bonne idée j'ai eue ...

En quelques images, le paysage défile à l'envers: un beau décor pour la descente, bien plus beau qu'à la montée. Comme dans "mes" Albères. Qui ont un petit air de Cévennes....faut bien le reconnaître.


Vers la mer

J'ai juste 10 secondes pour me percher; il m'en manque 1 ou 2
pour une pose esthétique
Une descente magnifique quoique longue mais si la variante existe, elle est encore plus longue.
De toute façon, j'adore et je ne suis pas arrivée que j'ai déjà envie de revenir.

Les estives depuis mon perchoir sur le vide

genévrier solitaire

Dans la vallée du Clarou

Anciennes et nouvelles terrasses sur les pentes cévenoles

Valleraugue pointe son nez arrosé par l' Hérault
 16 h sonnent au clocher de l'église lorsque j'atteins la voiture et je découvre une Nina assommée de chaleur, à demi chancelante  que je me charge de réhydrater en mouillant tout son corps et en la faisant boire, ce qu'elle n'avait pas fait bien qu'ayant de l'eau.

Quelle sale bête...je suis !!!




En quelques chiffres 
Temps de marche : 7 h 
Dénivelé positif cumulé : environ 1300 m
Distance AR : 16.4 km


En résumé : 4000 marches à qui je décernerais bien quelques étoiles....


Sur mon second blog, un village cévenol en un clic (St André de Majencoules)

21 commentaires:

  1. Merci Amédine, je viens de faire une belle balade... depuis mon fauteuil. Que de souvenirs qui me reviennent en mémoire...

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    1. Ah tu es là ? Et oui j'ai pensé à toi bien sûr à Valleraugue. J'y ai dormi et adoré la cloche qui sonne toute la nuit; j'ai bu un rosé au café du Siècle tenu par une dame âgée j'ai fait un tour sur la route de Berthezène à la découverte des Béals etc...etc...j'ai le coeur rempli de ces Cévennes que j'adore et que je n'aimais pas autrefois: heureusement qu'on change dans la vie ! Je t'embrasse

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  2. magnifique comme d habitude ou plus avec de très belle photos Merci . pour cette belle promenade Je peux aller me coucher et sur que je ferais de beaux rêve Bon soir Amedine

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    1. Je ne t'ai pas répondu de suite j'espère que tu as fait de beaux rêves cévenols. Bises

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  3. J'en ai le souffle coupé. ..tu es trop rapide pour moi en 7 h 16kms. chapeau .surtout pour la grimpette. .et merci pour ton humour ...je comprends que tes pieds aient apprécié les pneus surtout pour la descente rapide ..c'est joli et de belles photos ..original la roche en forme de coeur ..qu'il est haut ce Mont Aigoual ...je l'ai regardé du bas mais j'irai bien faire un tout à l'observatoire histoire de découvrir le ciel les astres et d'avoir la tête dans les étoiles .merci pour la ballade. bises et bonne nuit

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    1. malheureusement ce que tu prends pour de la rapidité est juste de la lenteur. Mais bon j'ai mon âge et je ne peux faire mieux. Personne ne supporterait de marcher avec moi. Annie, je suis LENTE crois moi. Quant à l'observatoire si j'avais attendu 14 h pour qu'il ouvre, ça me retardait trop. J'irai en voiture.

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  4. Quelle Vitalité Amédine :) Votre Petite Nina Compatit Elle est tellement Assoiffée par Votre Ascension de L Aigoual :) Calinous aux Minous Bisous à Vous Pensée pour Lison :)

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    1. Nina n'a pas su gérer elle n'est pas habituée au camion modèle réduit. Elle aurait du boire mais un chat reste un chat. Bisous

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  5. Ah, les 4000 marches, nous les avons faites plusieurs fois avec mon mari (Cévenol d'origine) et moi ... la Catalane des Albères. C'est une rando fantastique que l'on doit faire au moins une fois dans sa vie ! Merci, merci.

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    1. Alors catalane, demain je pense, sur mon 2nd blog il y aura encore un article sur les Cévennes,ma promenade dans les rues de St André de Majencoules.
      Je vous donne le lien
      http://tout-au-bout-de-ma-plume.blogspot.fr/

      Je pense que cela vous plaira aussi. Ce petit village près de Valleraugue m'a séduite au premier regard. Quant aux 4000 marches, je n'ai qu'une idée, la recommencer. A l'automne peut être pour les couleurs

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  6. CC... Je t'admire... je vais de découvertes en découvertes... de merveilleux paysages... de magnifiques photos... une petite Nina assoiffée... une merveilleuse journée en somme !!!
    Merci de me faire rêver :)
    Douce soirée, Bisous, Câlins

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    1. Et bien moi aussi je vais de découvertes en découvertes car cette variété de rencontres m'enchante. Que notre France est belle; je le savais depuis longtemps pour l'avoir largement parcourue. Mais mon but est de la parcourir à nouveau quand j'aurai moins ou pas du tout de chats à "abandonner" à la maison. Bisous

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  7. Au fur et à mesure de ton récit essoufflant, je pensais à Nina !
    Je pense d'abord aux animaux avant de m'occuper des humains, on ne va pas me refaire!-:)) Sachant que ton kangoo n'est pas isolé, je m'inquiétais un peu, c'est long 7 heures enfermée dans la voiture.
    A part ça c'est vraiment une belle balade, que j'ai suivi avec plaisir.
    Bises Amedine et câlins à ta tribu

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    1. Nina est un vrai problème, je regrette de l'avoir habituée à me suivre car elle est dépendante c'est ça l'ennuyeux. Je ne sais plus comment faire : la laisser me pose autant problème que l'emmener. Bisous

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  8. Coucou Amédine,.
    Et bien c'est une sacrée ballade. Bravo !
    4000 marches, je n'imagine même pas ... Avec mon genou (je suis bien obligée de l'emmener avec moi) ...
    C'est dur pour la petite Nina. Peut-être que pour des longues durées comme ça lorsqu'il fait trop chaud, il faudrait la laisser à la maison ?
    Gros bisous
    Chantaloup qui ne t'oublie pas.

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    1. Bon les marches sont fictives sauf dans les passages rocheux où le caillou fait comme des escaliers. Et les rues du village. A part ça c'est un extraordinaire parcours. Pour Nina oui c'est un dilemne faut que je trouve la solution car si je la laisse elle le vit mal. Bisous

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  9. j'avais commenté il y a quelques jours mais mon commentaire a disparu ! Super rando, bravo !

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    1. Oui Josiane si vous avez l'occasion tous deux d'y aller vous serez pas déçus

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  10. Absente pour raison de santé je reviens avec plaisir sur ton blog, j'ai lu tous tes articles et ne mets un com que sur le dernier . Je me suis régalée , tes balades ont compensé mon inertie!
    Ce reportage est extraordinaire tant par tes mots que tes photos superbes. J'admire ton courage et ta détermination , merci pour ton partage.
    Belle journée, bises Lison

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    1. Il y a un bail que je n'ai visité les blogs amis que je n'ai pas oubliés pourtant, pas à cause de la santé , perso, mais pour cause de pluria ctivités. faut que je me pose et que j'ouvre grands mes yeux. merci Erato j'espère que tu vas mieux ton commentaire me va droit au coeur

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  11. "Une fatigue certaine..." Heureusement que tu avais une fatigue certaine, parce que sinon... (rire)
    Intrépide et si vivante Amédine, on t'aime ! ;-)

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