vendredi 4 août 2017

De "Cristall" et de roche : la Serra del Cadi

Je lui avais promis, le 17 juillet 2014 : "je reviendrai". A qui ? 
A la Serra du Cadi, Catalunya, et c'est chose faite en ce 31 juillet 2017.
 Au Canal Cristall plus précisément.
 Un couloir.

Une grande partie de mon trajet

A vous, lecteurs, je vous promets un voyage "comme si vous y étiez"....



140 km de route et me voici à Estana, au plus près du chemin de randonnée qui monte à l'assaut de cette atypique montagne de Catalogne espagnole. Elle se mérite de mille façons, la route en est déjà une puisque 140 km de virages. Mais quand j'arrive, bien qu'elle me soit familière, c'est toujours un choc.
Estana : le décor du village

Une beauté sauvage, grandiose, plein les yeux puisqu'on ne voit qu'elle.
Me voici installée pour la nuit, à ses pieds: un vent du sud un peu fou ne me change en rien de celui qui sévit chez moi, la poussière même est au rendez vous.

Et mon décor: la Serra a toujours un éclat métallique

Pourtant c'est un matin calme qui m'éveille, au son de grosses gouttes de pluie : tout ce chemin pour rien ?? Déception. Mais le soleil jaillit, la pluie s'en va et à 7 h 10 je démarre pour une journée pas ordinaire.


Départ

Tout commence par une "balade" en forêt, de 350 m de dénivelé que je parcours en 45 minutes de marche . La balade "grand mère", premier tiers du parcours. Pas monotone toutefois. Le sentier est plaisant, rocailleux au début, passant en forêt au milieu de terres d'un rouge intense, où se rencontre un mince filon d'un vert émeraude, des argiles compressées du plus bel effet. Le rouge domine plus loin dans des "poudingues" comme à Montserrat, des galets roulés par l'eau et liés entre eux par un ciment fait de grés. C'est très résistant !



A partir de là le sentier devient un véritable chemin de corniche, construit par l'homme dans un versant  boisé de conifères à la pente plus qu'impressionnante: ne fussent les arbres on pourrait avoir le vertige. C'est là que je peux enfin entrevoir la verticalité de ce qui m'attend.









Entre les arbres...ça se précise



Je n'entends que la musique du silence et la respiration de la forêt. Parfois un souffle d'air s'enroule dans les sapins comme une écharpe qui s'envole. Et c'est le silence à nouveau. Grandiose. Je suis bien.

Prat de Cadi  que j'atteins à 7 h 55  est une vaste prairie d'altitude (1825 m), un Eden avant le parcours sportif. Le panorama y est exceptionnel ! En toutes saisons...
Je  traverse rapidement et prudemment, surveillant du coin de l'oeil les locataires : les vaches.

31 juillet 2017

27 avril 2014


A l'abreuvoir, libre heureusement, commence la seconde partie du trajet : le cône de déjection ou d'éboulis.
C'est un long cordon  de rochers arrachés à la montagne qui s'étale en éventail sur une distance de plus de 600 m  et un dénivelé de 300 m. La pente est proche de 30° . On peut remonter le cône directement dans les éboulis, des cairns indiquent le meilleur chemin , très agressif pour les articulations, alors qu'un sentier ombragé, suivant de très près la rive du cône, permet de monter sans souffrir : j'ai bien le temps de souffrir !

Les cônes de déjection
celui du milieu m'attend

Le cône de déjection, un long fleuve tranquille
Décor du sol..la mort aussi...



Il fait chaud, soif, je bois beaucoup et je parle à mon père. Je m'interroge en marchant : "que garde t'on des morts" ? Des images, animées ou figées, des souvenirs, mais on perd le son de leur voix, leur odeur. Qu'ils soient humains, nos morts, ou animaux,  il en va de même. Je garde le toucher de mes chats, j'ai perdu leur odeur, leur voix. Ces réflexions me font passer le temps...





Altitude 2200 m le dernier des sapins martyrisés au pied de la montagne donne le départ pour le paysage lunaire. Martyrisés car écrasés, ébranchés, tordus, couchés  par la neige ou les rocs mais vaillants à se maintenir en vie : des forces de la nature.


Bientôt le couloir

Avant d'entrer dans la montagne je m'accorde une pause sur le balcon : le balcon c'est une dalle rocheuse en bord de sentier dominant le vide de près de 100 m . Je m'assieds, jambes pendantes et j'ai la sensation heureuse d'embrasser le monde.

Le belvédère : à mes pieds un couloir, au fond Prat de Cadi,à 300 m de D-
A mes pieds le chemin parcouru, amenuisé et désert, les villages qui s'éveillent, et les Pyrénées bleutées non loin. Les sonnailles de vaches sont la seule musique de ce silence de pierre. Je m'attarde pour savourer, prendre quelques forces, et coiffer mon casque. Je m'attarde pour savourer mon impatience et ce petit pincement d'appréhension.

Prête !!
 y a du piquantau sol !



Le gardien taciturne 







Enfin j'entre dans le ventre de la montagne. Je lève la tête, l'accueil n'est pas chaleureux: le gardien de pierre fait une sale tête en me voyant !





Devant moi n'est pas plus accueillant un névé comme recouvert des écailles brunes d'un saurien préhistorique. Oui l'accueil est franchement hostile !

Le saurien préhistorique
Les murailles se referment sur moi, désormais j'entre dans un monde à part où il n'est pas donné à tout le monde d'aller. Et j'y entre avec bonheur.


C'est le troisième tiers du parcours, lui aussi divisé en trois parties.
Le mur





D'abord, un sentier escarpé et glissant, habillé de quelques fleurs austères et épineuses m'amène au pied du mur. C'est un mur gris et rocheux qu'il faut gravir, le passage s'y devine en plus de quelques marques jaunes, c'est facile. Il ne faut pas avoir le vertige mais ceux qui l'ont ne seraient jamais parvenus jusqu'ici donc la question ne se pose pas. Je monte avec aisance, à ma gauche le mur est profondément entaillé par le ruisseau où chante un filet d'eau et où s'amoncellent des débris du névé.

Vastes dalles polies 



Le névé et sa rimaye

Le mur s'incline ensuite en dalles et rochers faciles à franchir et j'arrive au névé qui était si périlleux en 2014. Cette fois, j'avais pris le piolet mais des randonneurs m'ont renseignée, le piolet n'avait pas raison d'être. Le névé est toujours là, bien diminué, écailleux, hostile, épais de plus de 1.50 m en son centre, je le longe par la rimaye, bien étroite mais sans danger.
 Vu d'en haut on dirait un immense cétacé échoué. Brrr...


Comme un cétacé échoué, il fait un pont .
En fond, Prat de Cadi

 Là commence la seconde partie du couloir
, encore carrossable . Les bâtons sont rangés dans le sac depuis longtemps ils sont inutiles dans ce relief. Le petit bruit d'eau a disparu c'est grand silence...
Ce couloir a une pente de plus de 40° ce qui est conséquent. Dans le couloir, plus ou moins large on trouve des rochers bien ancrés dans le sol, un sentier et des éboulis plus ou moins gros. Le sentier, je l'évite c'est chutes et glissades garanties. Je marche autant que possible sur les rocs en m'agrippant soit aux rochers ancrés soit aux parois du couloir; je monte en côté droit, le sentier est à gauche.
La montée est longue et éprouvante. Presque à quatre pattes vu ma taille et l'inclinaison. Mais je lis un livre de lecture écrit il y a plus de 60 millions d'années et racontant la vie depuis plusieurs centaines de millions d'années : oui je lis l'histoire géologique de cette montagne. Quand une vaste mer intérieure abritait poissons et crustacés, puis cette mer se ferma, s'assécha, poissons et crustacés périrent, ensevelis par les sédiments . Les crustacés sont sous mes doigts, sous mes yeux, de beaux fossiles noirs dans le calcaire gris.



Fossiles
Roches marines et sédimentaires

La formation des Pyrénées souleva ce paysage et donna à cette montagne cet aspect étonnant : vertical côté nord, en pente douce côté sud. Mais la face nord est un livre géologique  aux pages ouvertes ; et en couleurs !
Vu d'en haut on perçoit ce gigantesque soulèvement, face nord

C'est ce  livre que je feuillette sans savoir le lire, nez au sol, dans les fossiles , et que j'agrippe de mes pieds et de mes mains. Ce sont ces dalles polies par les glaciers, presque luisantes que je foule.


Vers l'amont...

Vers l'aval
Toutefois comme je suis détendue (pas comme en 2014) je lève la tête et savoure tout ce paysage coloré, strié, festonné jusques au ciel bleu . J'admire ces falaises qui m'enserrent. Je me sens dans mon élément, je suis moi même un morceau de montagne mais je me sens toute petite; et puissante à la fois de me mouvoir dans ce chaos. Ce n'est pas un moment de grande solitude, juste un moment de grande béatitude.

Estana "mon" village étape

Estana

















La 3 eme partie du couloir commence, la plus difficile. La pente se redresse, les éboulis sont tous derrière moi, il ne reste que les rochers ancrés et de menus cailloux sur de la terre. ça glisse au possible, mon allure est lente, mes gestes mesurés et tous calculés, mes appuis recherchés et ma fatigue bien présente. Plus tard je comprendrai...je n'ai que très peu mangé je suis "à sec".
Quant à ma main, pas bien remise de son opération, elle n'est pas à la fête !!

Là je fatigue !!Normal je n'ai presque rien mangé !
J'ai oublié...
Alors arrive ce que les randonneurs n'aiment pas et qui est ici le grand bienvenu : des touffes de gispet. Cette pelouse qui glisse comme verglas fait ici des touffes éparses qui sont d'excellents points d'appuis, quelques marches d'escalier fort appréciées. Par mes prédécesseurs aussi! Elles sont bien écrasées.
Cette partie est longue et pénible. L'entonnoir s'est élargi, la sortie en corniche s'approche, je la négocie par le sentier et enfin je franchis le final par une séance d'escalade, juste pour le fun...comme en 14 ! En 1 h 32 j'ai gravi le couloir, ses 380 m de dénivelé et ses 45 ° de pente.

Partie finale : ça s'élargit mais ça glisse un max !
Quelques touffes de gispet. Vue vers l'amont

Même lieu : vers l'aval


Ma tête émerge sous le poteau !


Alors je débouche "à l'air libre"après 3 h 40 de marche et je redescends vite de quelques pas : un vent fou venu du sud m'accueille et me gèle sur place, je dois au plus vite me vêtir, je suis en nage . Je profite de cet abri pour reprendre quelques forces. J'ai accompli mon périple, le reste sera cerise sur le gâteau.


Pente douce vers le sud

Basculement brutal au nord

Le reste je le parcourrai en crêtes, (Le "quatrième tiers" du voyage) vers l'est cette fois, (en 2014 vers l'ouest) je suivrai la crête au plus près et avec prudence, le vent est fort. Le paysage vu d'en haut est somptueux, je vois le décor de ma chambre sous un autre angle . Je dévore ce décor dans ses moindres recoins et détails. De grandes failles montrent ce qui "prochainement" dégringolera dans le vide, ce n'est pas pour aujourd'hui.
Fissure profonde

Faille












Je cherche des sentiers inexistants, des chemins pour parcourir ces cirques et couloirs: hors neige c'est impossible. Le "Salt del Sastre" 2591 m . Qu'est il arrivé à ce malheureux tailleur pour qu'il laissât ainsi à la postérité le souvenir de sa chute dans le vide?

Notion de pente !! 

Sur les crêtes et ma destination finale
Le Pic de Costa Cabirolera 2605 m, un éperon

Plongée dans le vide



Le vaste cirque glaciaire du canal d'Estana, qui me fascine depuis le premier jour semble bien avoir une sortie (difficile) mais en bas il est si ardu et rocheux, un mur, qu'il ne semble avoir d'accès qu'en escalade. Portes ouvertes aussitôt fermées qu'est cette montagne. Au pied de laquelle s'étalent en éventail de grandes coulées d'éboulis. Un livre de lecture géologique en couleurs ...De retour, j'ai essayé de comprendre...trop scientifique...
Salt del Sastre 2591 m et cirque d' Estana


Cirque d'Estana : d'où en sort on ??


Sous le vent aigre, 45 mn plus tard,  je parviens au Pic de Costa Cabirolera, 2605 m dont je ferai mon terminus. (4 h 30 de marche au total) . De là je pourrais faire un autre chemin pour rentrer, mais très long.
Des humains ? mais je n'en ai rencontré qu'un, sur ce plateau. Des animaux ? A part un vautour et des corbeaux....
De ce pic, la Pedraforca, autre montagne mythique est face à moi, elle m'attend elle aussi. Je ne m'en lasse pas.
Derrière moi La Pedraforca et sa face nord

Le chemin de retour que j'aurais pu prendre  et festons de Serra

Je négocie le retour je le sais long, la descente du couloir sera difficile. Et lente. Mais elle me fait envie.


C'est sans appréhension que je "me jette" dans le vide . Et me déshabille aussitôt, quel four ! Une petite plaque apposée sur la paroi, presque invisible attire mon attention. Plus tard je saurai que ce randonneur, venu d'un village voisin, est arrivé en haut, a bu et est tombé mort d'une crise cardiaque. Brrr


Plongée dans le "Canal Cristall" : la corniche




"Profitez de la vie, je l'ai fait"
Gérard
22 août 2010
















Difficile à la montée et périlleux à la descente. Une main ancrée aux rochers, l'autre au bâton, je navigue cette fois de l'autre côté, je louvoie, je marche de face, en crabe ou à reculons mais je descends.
Je dois aller chercher les rochers stables ; une vraie gymnastique et pas une seule chute !!
J'attends avec impatience les gros éboulis puis les grandes dalles. Au fur et à mesure que je perds de l'altitude, le couloir se rétrécit et les éléments qui l'encombre grossissent. Normalité géographique et géologique....et confortable ...



Ma route de glisse et de rocs

Parfois je descends en marche arrière
Le plus dur c'est de traverser en biais


Polissage par les  glaciers








Voici les grandes dalles lisses et polies par les glaciers des temps lointains , autre histoire, celle du climat et des grandes glaciations du quaternaire...près de nous n'est ce pas ?



En guise de glacier, ce névé ne fond jamais. Presque toujours dans l'ombre il distille ses gouttes d'eau une à une et tout autour de lui, avec l'eau retrouvée c'est la vie revenue : un peu de verdure et des insectes qui bruissent et s'abreuvent aux filets d'eau : mouches, scarabées, papillons, c'est une valse .
Les oiseaux aussi sont là. Dès lors,  le couloir s'ouvre à la vie. On mesure à quel point l'eau est source de vie dans cet univers hostile, austère, nu et minéral. Un filet d'eau et l'air même est changé .
Je fais un détour avec une pointe d'angoisse, juste pour ce frisson là, sous la nageoire caudale du blanc cétacé je me dois d'y rester quelques secondes, le temps du déclencheur.


Sous la queue du cétacé : pont de neige

Une goutte tombe dans le noir 
Autre gardien de pierre
 Le "floc floc" des gouttes d'eau emplit le silence. Un univers mystérieux et noir s'ouvre à mon côté...Je ne m'attarde pas et je retrouve la lumière blanche de la roche que je désescalade, le mur : un autre gardien de pierre aussi sévère que celui du matin a pris le relais rive droite . Pas très engageant !





Je quitte en une petite glissade le ventre de la montagne qui m'a expulsée sur le sentier.
Je peux rentrer, je suis riche  d'une somptueuse journée.
Un vieillard rabougri


Fleur de roche


Bouquet garni

Chemin à l'envers : la forêt surchauffée n'est qu'un sentier de parfums.

Je quitte le ventre de la montagne

Le fleuve immobile d'éboulis
Version printemps :Avril 2014

L'abreuvoir dont je rêve pour délasser mes pieds pue la vache , et bien tant pis, je puerai ! Je me rafraîchis de pieds en cap, j'évite de boire. J'ai emmené beaucoup d'eau je n'ai pas économisé et il m'en reste.

Que ça fait du bien ! au diable l'odeur !


A Prat de Cadi je décide de faire une halte repos et contemplation. Une vache meugle longuement, style jungle, et le troupeau s'avance vers moi. trois animaux se campent devant moi, bien au dessus de ma tête, cornus à souhait, curieux au possible, proches à me toucher mais l'un d'eux est un solide mâle, alors , avec des gestes mesurés et efficaces, je remballe mon matériel: il ne faudrait pas finir là encornée ou piétinée !!
Je m'éloigne et je comprends : ils cherchent des restes, ils attendaient une friandise !
Les visiteurs

Euh   !!!je dis
Lui : "Meuh"
Le retour est une formalité où se conjuguent les ingrédients suivants : bonheur, fatigue, chaleur, douleur au pied et à la main. Sur un sentier devenu soudain très long...je mets 60 mn pour descendre contre 45 à la montée !


D'autres ingrédients m'attendent dans un moment et me motivent, à "Cal Basté",  une institution au village d' Estana !
Mais d'abord je dois me délester de cette odeur de vache !
Avant de dévorer du Sanglier 
"Cal Basté"... 

Bien mérité !!



En chiffres :
Dénivelé positif : 1262 m
Distance : 13.5 km
Temps de marche: 8 h 45

Route : 280 km AR

Pour mémoire : ma première expédition (clic)au Canal Cristall



10 commentaires:

  1. bonjour
    A. merci pour cette balade et ces belles photos,ici l on gere comme c est le mieux ,mais les degres y sont.
    3 jours dans le verdon la semaine dernier et depuis la maison il n y a que au cabanon qu il fait a peu pres frais et encore le soir.
    bon a bientôt pas d autres souhaits autres que tu puisse longtemps te regaler.
    bises
    andre et renee

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    1. Sympa de me suivre : le sentier Vidal sera je pense tout simple à côté de ça, dans le Verdon, je le prévois avant la fin août.Le côté "claustrophobie" sera plus compliqué qu'au Cristall . On gérera. Gros bisous à vous deux! Amédine

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  2. Magnifique ! Entraînement intensif pour la rando de Sorède... Cette Serra del Cadi est majestueuse, Amédine tu m'as sortie de mon anxiété mon père est tombé du haut de l'escalier cette après-midi il est aux urgences et je suis sans nouvelles.... Je me suis régalée de te lire. Câlins à tes chats.

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    1. Ah oui intensif mais la rando de Sorède que je conterai fut une belle "bavante" : ces Albères se méritent aussi et peuvent être un bel entraînement pour le Cristall ; réciprocité. Depuis ton message j'ai eu des nouvelles pour ton père et j'en reprendrai; gros bisous

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  3. Bonjour Amédine, comme d'habitude de belles photos et une belle randonnée. Mais ce que j'aime le plus, c'est le texte ; serait-ce de l'impressionnisme ? : Le "floc floc" des gouttes d'eau emplit le silence... un sentier de parfum... l'abreuvoir dont je rêve... je suis moi-même un morceau de la montagne... Et j'en passe, un régal de lecture.

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    1. Merci Pierre, vois tu je vis intensément et j'essaie d'apporter aux photos un plus qui évoque les sensations. Texte et image doivent se compléter pour aider le lecteur. Et puis je l'ai tellement ressenti tout cela ...

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  4. Amédine Votre Courage est Récompensé pour Notre Plus Grand Plaisir aussi Merci de Nous en faire Profiter :) Elles Sont Belles Nos Pyrénées :) Parfois Je pense que Les Jours qui passent Nous Rapprochent de Nos Êtres Chers Je Veux Le Croire Il ne peut en être autrement :) Calinous aux Minous Bisous à Vous Pensées pour Lison :)

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    1. Claudie si vous me suiviez sur facebook vous verriez ce jour quelques images des Garrotxes et Cabrils...J'ai pensé à vous c'est grâce à cabrils que nous nous sommes connues. je vous embrasse

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    2. Amédine oui Je vais aller Vous Voir sur Facebook C est Vrai C est Joseph Sacré Joseph qui Nous a fait Nous Rencontrer Lol :)

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  5. Au moins je sais que cette randonnée n'est pas pour moi, j'aurai bien le vertige rien qu'à regarder les photos ! C'est dommage elle est magnifique cette montagne, somptueuse, et tu la fais si bien vivre , ressentir que je me suis surprise à retenir mon souffle dans la descente et relâchement pour admirer les vaches ! Bises

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