vendredi 10 janvier 2014

Elle se tient au courant ...!

Accrochée au lampadaire situé au coin de ma terrasse, 
au 2nd étage, elle a bien choisi l'endroit.


































Pas bête l'araignée.
Elle a le chauffage, 
l'éclairage,
 le garde manger garni
par d'autres moins malins, 
attirés par la lumière.

Vous en connaissez beaucoup qui, comme l'araignée, n'ont qu'à attendre au balcon que le frigo se remplisse tout seul ?


mercredi 8 janvier 2014

Un surprenant cahier

Je l'ai retrouvé! 
Quand j'ai présenté les cahiers d'écolière de 1960,(clic) c'est celui-ci que je voulais montrer,
 mais, évidemment, je ne le retrouvai pas.

Enfin le voici : surprenant !
C'est le cahier de couture de mon année de 5 ème, en 1961.
J'avais 11 ans et voici ce que l'on nous apprenait:

Ou une vocation s'éveillait, inexorablement, ou le dégoût s'installait, irrémédiablement.
J'avoue manier plus aisément la scie et les tournevis que le fil et l'aiguille.




Après un premier cours consacré aux tissus, avec la chaîne, la trame, l'origine des fibres vient  le nom des tissus synthétiques : en 1961 on parlait de nylon, d'orlon, de rhovyl, de tergal, etc...

Puis la première leçon:les coutures aux noms barbares: rabattue, anglaise, en cours. Et sans ambages, on exécute.
Coutures en biais


La petite fille de 11 ans n'était ni très habile, ni très soignée et ses notes pas très élevées. Les observations
n'encourageaient guère: des " passable, sale, mal exécuté, peu soigné " fleurissaient comme les fleurs des champs de l'époque avant les herbicides.

ourlets

Reprises (rien ne se jette en 1961)

Fronces

Fronces : smocks et nids d'abeille
Quand je relis les fiches techniques, j'y trouve des mots, des expressions, des consignes de géométrie que notre solide formation nous permettait de comprendre : "répartir régulièrement", "2 extrémités" etc..

L'année suivante, en 4 ème, on continue sur le même cahier.
D'entrée, on attaque la pose de biais " en courbe concave " et en "courbe convexe" : rien que ça, et j'ai 12 ans.


encolures en biais
Plus esthétique et plus marrant, les dentelles.

Dentelles
Bien moins passionnantes les pièces et autres "pattes indéchirables"; non mais ça nous passionnait, tout ça ?
En tous cas, on ne bronchait pas.
Et on exécutait!
Pièces et pattes


















Le top : la "fente à capucin" qui me fut gratifiée d'un somptueux 9,5 /20 donc en gros lot le "A  refaire" mortel. Que je refis...Sans regimber. Car on ne protestait pas en ce temps là...Il y a un demi siècle déjà...



Quand je devins prof, j'essayai de ne jamais décourager mes élèves; ce fut au moins cela de gagné.
Et cela n'atteignit pas toutefois la gifle pour ne pas avoir su lire, à 10 ans, le pied à coulisse.

La prof de couture devait être plus tolérante.

Allez, un dernier chef d'oeuvre pour la fin! Les jours


Les jours
 Des jours je ne connais plus que la fuite du temps.


Les jours


Je tairai  leurs noms bien que ce ne soit pas un secret bien gardé en dernière page de ce cahier d'écolier.
Juste parce que qui cela peut - il intéresser?

12 années plus tard, âgée de 24 ans, je fus envoyée, au tout début de ma carrière d' enseignante effectuer un remplacement dans une classe de lycée professionnel: pour y enseigner quoi, moi la toute fraîche émoulue d'études de lettres?

Devinez quoi?
Mes deux bêtes noires...les maths et LA COUTURE!

Et bien j'ai réussi, avec les jeunes filles de 18 ans à faire exécuter (et exécuter avec elles) une brassière.

Que je ne saurais pas faire aujourd'hui, car à part des rideaux, je ne sais rien faire.

Non franchement, je préfère construire des meubles de rangement .

Que ce serait-il passé si en lieu et place de la couture on nous eut appris la menuiserie ?

Peut -être coudrais-je...


vendredi 3 janvier 2014

Balade Aveyronnaise

Envie d'évasion en ce 22 décembre dernier.
Alors je prends mon camion, "mon " Lison et en route pour l' Aveyron.

L'Aveyron en France
Ce département de la région Midi Pyrénées n'est qu'à 200 km de chez moi, et l'autoroute me permet de gagner du temps.

Mon périple en Aveyron
Je connais assez l'Aveyron et depuis quelques temps, j' ai envie de le revoir.



Un ciel plein de nuages est à lui seul un paysage et je me perds -un peu- en contemplation.
Ensuite, pour aborder l'Aveyron, il y a de grands ouvrages d'art : le tunnel du Pas de l'Escalette qui a remplacé une route délabrée, elle même succédant à quelques rampes de sentiers ressemblant à des escaliers.
Ce tunnel est soigneusement gardé, dans le sens de la descente, par un féroce radar qui n'en loupe pas un à plus de 80 km/h. Pensez, l'autoroute est gratuite, alors ....

Tunnel du Pas de l'Escalette (1994)
et Viaduc de Millau
Le Viaduc de Millau: 2460 m de long, 343 m de haut, inauguré en 2004 après 3 ans de construction : un voilier en plein ciel. L'Aveyron commence vraiment ici.
Je quitte l'autoroute peu après; elle ne me sert qu' à avancer de la route: désormais je ne roule que sur des petites routes champêtres. Le régal.


Au plus près de la nature.


Ce qui ne m'empêche pas de parcourir villes et villages, à pied.



























Séverac le Château : petite ville médiévale.

 A elle seule, presque un condensé de l'Aveyron



Ouvrages d'art médiévaux

A gauche, la plus vieille maison d' Aveyron :13 ème siècle 
































Un département en rondeurs et douceur

Infatigable voyageuse ( A Rodez, au café)

De mon lit...ça vous l'avez déjà vu (clic)
De Rodez, je vous ai envoyé mes voeux en bleu.

















L' Aveyron est un département que j'aime, que j'ai déjà parcouru dans tous les sens, mais ma préférence va à l'architecture rurale, la simple demeure de campagne ou de village, faite avec le matériau local.


Cette étonnante stratigraphie des sols, aux couleurs réelles explique la construction des maisons en grés rouge.


Le village médiéval de Clairvaux peut en témoigner, mais tant d'autres le pourraient aussi.

Eglise de St Mayme

Et ce n'est pas eux qui démentiront ! Armée de décapités au pied des murs couleur de sang.



L' Aveyron possède un petit vignoble, appellation Marcillac, sur des coteaux de terre rouge (le rougier), qui donne de bons vins rouges ou rosé, issus du cépage "Mansois", cépage local unique au monde. Ces vignes d'altitude bénéficient de la confluence des climats océanique, méditerranéen et continental.























Vous avez pu apercevoir l'étonnant regard de ce vin.
Sur fond de village typiquement aveyronnais.

                                                                                                                 
Village de Monastère





Quelques images en vrac, au fil des routes et des champs. Promenade bucolique, à bâtons rompus.



A bâtons rompus ?









La bastide de Villecomtal, toute rouge de joie avant d'accueillir le Père Noël.



Rue deVillecomtal


Et puis des petits villages presque oubliés : le Monastère revêtu de vert.


Cela change de ses voisins qui voient rouge...quoique...ce chien, plutôt agressif, vise mes mollets 
peu rassurés et les ferait bien virer au rouge !

Façades désuètes
Chemin faisant, mes roues me conduisent dans le nord du département, sur le plateau d'Aubrac,battu des vents, où quelques taches de neige subsistent encore. Chemins minuscules dans des villages minuscules, et des hameaux à la vie secrète et discrète. A l'abri des murs de pierre austère et des murailles de bois qui disent : "ici, il sait faire froid".


La Devèze



Des villages et hameaux où j'aime aussi parcourir les cimetières qui sont un livre de lecture grand ouvert: les noms d'ici, les vies enfuies, les visages figés à perpétuité. J'aime les cimetières, j'y ressens une grande paix, 
je regarde le temps s'y figer ou s'y enfuir, j'imagine ces vies brisées. C'est un voyage dans le voyage.

St Rémy et Tesq

Mais mon voyage à moi, il doit s'achever, c'est une longue route qui m'attend, près de 4 heures de route avant ma maison, qui m'amènent à Millau aux portes de la nuit, avec ce voilier qui brave un océan de ciel tempétueux.
Je suis encore à 250 km de chez moi.