dimanche 19 avril 2026

Causse (Gard) : du "bagne " au roquefort

 C'est une bien surprenante histoire que j'ai conclue par la visite d'un lieu qui fait froid dans le dos au sens propre comme au figuré. (Ce lieu est dangereux, voir en fin d'article). 

Un jour, il y a très longtemps,  une balade à VTT sur le Causse m'avait conduite à un aven ou gouffre d'où émergeait un très haut mur ruiné. Mes souvenirs étaient précis quant à l'image que j'en avais gardée, incertains quant à une lecture m'ayant signifié que c'était une ancienne cave à roquefort, nuls concernant la situation du lieu.

Le Causse à Campestre et Luc. Gard

Et voilà que récemment cette histoire me rattrape à l'improviste. Il ne me faut guère réfléchir pour aller sur site à 250 km de chez moi. 

J'ai pris des repères, scanné la carte, le réseau risque d'être nul. Ce sera d'ailleurs le cas.

Oh j'hésite avant de me rendre sur les lieux car ce que j'ai lu me fait froid dans le dos et, cette fois, c'est au fond du gouffre que je vais devoir descendre.

Au 19 eme siècle furent créées les maisons de correction ou de redressement pour enfants délinquants ou non. Juste pour certains, la malchance d'être orphelins et abandonnés à eux même comme des chiens errants. Alors, entre rapines et bagarres pour la survie, ils finissaient par être enfermés dans des sortes de bagnes. Nommés colonies pénitentiaires. Celle dont je vais parler exista de 1856 à 1929. Sur le plateau du Causse du Larzac, dans le Gard. Inspirée d'une autre en Indre et Loire. Le propriétaire fondateur possédait 1200 hectares arides et semi stériles sur le Causse, il créa de toutes pièces les bâtiments, dans un hameau, je ne conterai pas toute l'histoire; il y avait instituteur,  médecin,  prêtre. Il y avait aussi les cellules pour les punitions car des petits drames s'y jouaient (évasions, violence, même un meurtre). 50 enfants de 5 à 21 ans étaient employés sur l'exploitation, au fil du temps ils devinrent 280 : construction de chemins, épierrage, mise en culture des champs et participation à l'élaboration du fameux roquefort. Car 900 bêtes vivaient sur l'exploitation qui fabriquait aussi le fromage.

Je résume très brièvement. Un article explicite sur Wikipédia racontera mieux que moi.

Alors c'est là que commence l'histoire la plus extraordinaire. Sur cette propriété, érigée sur un relief karstique, se trouvait un aven (gouffre) que le directeur, paysan, éleveur de brebis, fit aménager en cave d'affinage, l' Aven de Saint Ferreol ou Saint Ferron.

Il n' avait aucun accès à ce gouffre profond de 62 mètres; il avait été exploré au moyen d'une corde pendue dans le vide, et, lorsque débuta l'aménagement, c'est suspendus à cette corde que descendaient les jeunes pensionnaires, terrifiés par cette descente et ce trou sans fond. Puis un treuil fut installé et sans doute une petite nacelle pour matériaux et "bagnards". 

Le bâtiment de la fromagerie sur le vide.

Ces enfants et adolescents à demi suspendus sur le vide,  bâtirent des murs, des pièces aux toits voûtés selon l'usage caussenard, donnant sur un trou béant encore terrifiant aujourd'hui quoique dissimulé par les arbres. C'était la fromagerie supérieure.

La partie la plus profonde du gouffre, - 80 m, la fromagerie inférieure, fut nivelée et équipée d'étagères en bois pour recevoir les fromages (la ferme en fabriquait 125 kg /jour). Comme la ventilation était mauvaise, on fit creuser à ces enfants une galerie de 60 m de long surmontée d'un puits vertical de 20 mètres de haut qui permettait la circulation de l'air . 135 m3 de roche, 297 tonnes à déloger et évacuer.

Car ces fromages il fallait aller les chercher là au fond! Un tunnel de 220 m de long en pente fut creusé à partir d'un gouffre voisin et une petite voie  permettait ainsi d'amener à la surface des chariots emplis de fromages. 220 m de long ce furent 8 mois de travail, 200 jours, 792 m3, 1750 tonnes, au pic et à la barre à mine.

Ce résumé succinct ne rend pas l'ampleur de l'histoire. Mais forte de cette histoire, je me rends sur le site, seule avec mon angoisse et son poids collé à ma  peau .

J'ai hésité à y aller. Nantie d'une corde, de deux lampes et d'un casque dans mon sac, d'un plan sur mon écran, seul viatique car il n'y a pas de réseau et de la rencontre avec l'éleveur du coin très bienveillant, je parcours 800 m avant que d'arriver dans un lieu désertique où une ceinture de barbelés délimite l'aven. Franchir cette clôture piquante est un jeu d'enfant (elle possède une ouverture) et je longe un gouffre sans fond, habillé d'arbres et de buis; la façade immense du bâtiment, grise et béante de toutes parts émerge à l'air libre. En me collant à l'angle du mur et m'amarrant aux buissons, je descends, un passage humain se dessine, je ne devine même pas le vide immense sous mes pieds et j'arrive à la petite salle du treuil. Il est là, verdâtre, rouillé, avec l'armature des cordes à l'aplomb du vide...je pense à ces enfants suspendus là, je suis glacée.

Sous ce bâtiment, 40 m de vide


L'accès actuel au bâtiment, prudence !


Emplacement des cordes

Le treuil















Le fond du gouffre où se trouvait la fromagerie inférieure
Se pencher sur ce vide est vertigineux (photo au zoom)

Les voûtes, sur deux ou trois étages, inaccessibles, sont au dessus de ma tête, il n'y a plus rien à voir, je frissonne, je remonte au soleil du Causse. 


Salles voûtées de la fromagerie supérieure



Plafonds voûtés de la fromagerie supérieure



Les voûtes et le treuil donnant sur le vide



Gros plan sur le bâtiment et les voûtes 



Un escalier menait au bâtiment mais tout est effondré à présent



C'est un peu le "trou de l'horreur" que je quitte. Mais il me reste le long tunnel sous terre; j'en ai d'autres à mon actif et je n'aime pas vraiment ces boyaux. Je cherche, plan en main et je ne trouve pas.

Le plan à ma disposition

 J'ai visité un autre bâtiment un peu moins ruiné , c'était la réception des fromages prêts à l'expédition,

Local de réception des fromages

 j'ai vu le puits surmonté d'une tour, élégant, mais toujours pas trace du tunnel. 

Le puits d'aération

Quand devant moi se dessine un autre gouffre, une cuvette d'effondrement, pas un aven, vaste entonnoir empli de végétation. Je suis son pourtour jusqu'à trouver un chemin en tranchée qui mène dans le gouffre. Car c'est bien un chemin, bâti sur le flanc du gouffre et épousant son contour, en spirale pour atténuer la pente. 350 m de spirale. C'est d'ailleurs très désorientant une spirale ! La végétation est dense et les chevelures de mousse habillent les buissons. C'est vert, silencieux, glauque, pas du genre attirant.


Le chemin menant au tunnel dans l'autre gouffre ou cuvette d'effondrement

Le chemin en spirale dans la cuvette et le tunnel


Paysage de la cuvette

Soudain l'entrée du tunnel est devant moi. Pincement au coeur. Je coiffe le casque, j'installe l'éclairage et je m'introduis dans le souterrain assez haut et large (2m x 1.80 m), taillé dans le roc, ressemblant étrangement à celui du funiculaire d' Axat. J'avance, comme il est rectiligne,  la petite lueur perdure dans mon dos. Je sais que lorsque l'appel d'air se fera sentir, je serai arrivée. Une partie de la voûte faite de pierres taillées évoque uns section plus friable et soudain une lueur ténue et l'appel d'air se font présents. 

Entrée du tunnel tunnel

Vestiges de sa porte







La voûte renforcée

Dernière porte


















L'arrivée au bout du tunnel est saisissante : on arrive dans le noir, une lueur diffuse provient du ciel tout là haut et un escalier plonge dans le vide béant et noir; 38 marches conduisent dans la partie souterraine de l'aven, vaste salle qui servit de cave, où gisent encore des débris de bois, de métal, faibles vestiges d'une vie stoppée voilà un siècle. 



Dans la partie obscure de l'aven : la salle de mûrissement des fromages,
et l'escalier conduisant au tunnel


J'erre dans cette salle obscure, négligeant par angoisse l'extrémité, ce qui me privera de certaines constructions (mur, annexes) dans un silence de sépulcre, mon regard allant au rassurant, un entonnoir vert glauque en haut d'un haut talus, le fond de l'aven à l'air libre. Il y a de l'humidité des mousses vertes, puis plus haut des arbres et enfin tout en haut, le mur de pierres grisée et la trouée minuscule de ciel bleu, le monde à l'envers.


Le ciel vu du fond du gouffre


Je me sens toute petite, toute isolée, pas apeurée, mais dépaysée comme jamais. L'effet solitude accroit sans aucun doute le ressenti. A deux ce serait presque une banale escapade. Seule, cela devient aventure. Je n'ose même pas faire de bruit ; l'histoire de ces petits bagnards emplit l'espace et colle à ma peau.

C'est bizarre, je ne parviens pas à m'arracher à ce lieu plutôt sordide. Je ne vais pourtant pas moisir ici comme un roquefort ! 

Alors je remonte lentement à la surface, comme revenue au monde des vivants après une escapade dans un tombeau. Très vite l'envie de redescendre me taraude, mais c'est non. Envie de redescendre pour revoir les lieux, de façon plus objective, débarrassée peut être de ce qui collait à ma peau.

Le soleil chaud d'avril baigne le Causse silencieux mais pas de ce silence épais des profondeurs.

Le Causse autour du site

Je pense à ces enfants qui revenaient du bagne, fourbus, soir après soir. Avaient ils encore gardé une âme d'enfant ? 

Plus tard, je fais une visite au hameau d'où tous les vestiges sont absents ou emmurés, hameau vendu en plusieurs parties, comme pour effacer cette trace peu glorieuse de son histoire.


Le hameau du Luc enfermé derrière ces murs


Ce sera la nuit, alors que l'angoisse rétrospective me dévore que je mesurerai le côté émotionnel de cette aventure, en superposant l'histoire aux images et au ressenti. 

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Sources informations et plans : inventaire ferroviaire de France (clic sur ce lien) section "tunnels remarquables".

Avertissement : le site est propriété privée et non signalé; la plus grande prudence s'impose ainsi que le respect des portails et clôtures, pour cause d'élevage. Le site est dangereux, notamment l'accès à la fromagerie supérieure et au treuil. Une corde peut aider à l'assurage . Je ne conseille pas cette partie de visite à personnes non expérimentées.





vendredi 10 avril 2026

Aude, Cavirac, les "échelles" de la Pierrelys


Les échelles ? Oh non, pas de barreaux. La seule barrière du secteur est une série de falaises fascinantes et rébarbatives...un passage y existe, paraît il. Les Murailles du Diable sont proches, c'est très engageant tout ça. Et je les attends depuis des mois. Une sorte de crainte me retenait.

Teintées de rose un soir de juillet 2024


Secteur des échelles

 Voilà maintenant quelques années que je vais "visiter" le Défilé de la Pierrelys, entre Saint Martin et Quillan, ce petit goulet de1.4 km, enserré entre de très hautes et inhospitalières falaises calcaires, celles que l'Aude a rongées pendant des millions d'années, mettant à jour les gisements fossiles de rudistes. Apparus il y a 145 millions d'années et éteints il y a 64 Millions d'années, ces mollusques bivalves à coquille épaisse vivaient dans des eaux chaudes intertropicales et peu profondes, en solitaires ou en colonies. Eteints en même temps que les ammonites ou les dinosaures, leurs fossiles affleurent dans les falaises de la Pierrelys (entre autres lieux audois), plutôt vers la base des falaises actuelles et ne donnent ni envie d'en rencontrer ni regret de n'avoir pu les déguster!



Je les préfère en fossiles, sinon je m'enfuis
 (de la peur!)


Ce n'est pas eux que je recherche même si je les scrute en cette fin de journée mais c'est plutôt sur les hauteurs que j'ai voulu m'envoler au matin. Un chasseur, Jean Louis, m'a un jour parlé des échelles, en me les situant dans ce décor grandiose et inquiétant à la fois. Les échelles sont un sentier très escarpé, ainsi les nomme t'on en Ariège par exemple, il n'y a pas de barreaux, les mains peuvent aider toutefois. Ces échelles là sont situées à la sortie du défilé quand le paysage regarde plein nord; la montée se fera donc dans l'ombre et le couvert végétal épais. Ce couvert fut exploité par les bûcherons et des pistes étroites, rectilignes et escarpées permettaient aux troncs de descendre et aux humains une solide grimpette. Je les connais presque toutes, j'en essaie encore une ce matin de Pâques où le temps est magnifique, tiède, empli de fleurs, chants d'oiseaux et vols saccadés de papillons.



La piste que je ne connaissais pas

Les bruits des véhicules parviennent à moi tandis que j'arrive au bas de l'échelle, qui n'est autre qu'un cairn indiquant "c'est tout droit et c'est là haut". Tout droit et là haut campe une majestueuse falaise que je regarde toujours avec gourmandise - et crainte- , je me vois déjà me glissant entre ses dents, dans les couloirs d'éboulis.

Mais non! les chasseurs n'ont pas choisi cette aventure là et se sont contentés de contourner sur la gauche en longeant pied de falaises et barres rocheuses enfouies dans les chênes verts.

le sentier des échelles, en montée

Mon rêve, ma frustration

Le sentier, balisé de rose, uniquement dans le sens de la montée est bien lisible, très escarpé, au sein d'éboulis couverts de mousse et d'arbres tout aussi habillés. C'est le vert dense où règne le parfum dense des buis.

Départ



Mise en jambes facile


Pas d'erreur, on ne peut quitter le sentier


ça commence à me plaire























Je monte lentement, regardant s'élargir le paysage entre les branches : collines, Quillan, Belvianes et Cavirac, Ginoles, falaises, c'est beau.

Villages dans la vallée de l' Aude:
Belvianes, Cavirac et Quillan



Du buis sans discontinuer

Dès qu'il y a du caillou je suis bien














Soudain un bruit, mais quel animal est à mes trousses ? Euh un tee shirt rouge n'est pas du style sanglier et, à notre surprise réciproque, c'est un jeune homme qui est en reconnaissance d'un tronçon des 44 km de trail prochain. Petit échange sympathique et chacun reprend son rythme alors que le chemin s'engage résolument dans les reliefs calcaires. Je pose quelques balisages au cas où je devrais redescendre pas là car je ne connais aucun chemin de retour. 


Le trailer


J'adore !


Ma frustration: les falaises s'éloignent


Vu de loin, au zoom, le site un soir d'été 2024, sous les feux du couchant


Un autre jeune homme me rejoint et déplore le manque de cordes pour aider à la montée. La pente s'adoucit, les échelles voient la cime se profiler, entre chênes et hêtres remarquables; le soleil me salue et je franchis le dernier barreau après 182 m de dénivelé pour 700 m linéaires. 

arrivée presque en haut, en compagnie du soleil et d'un autre trailer


Un des superbes hêtres

Ici se sépare la route du trail de la mienne: je vais longer la crête (altitude 931 m), d'où la vue porte très loin et je reconnais "la muraille". Au terme d'une belle montée de 600 m.

Altitude 931 m

Cette muraille, orientée nord / sud,  est un long cordon de pierres sèches arrachées au sol et érigées en mur large à sa base, haut, dans lequel se trouverait un vestige de porte (visité il y a un an avec un archéologue). Un site vieux d'au moins 3000 ans.


Vue aérienne de la muraille (IGN)


Perspective sud


Perspective nord

Tout le reste de ce système défensif est bordé par...le vide et un cordon rocheux. Sur les 3.7 hectares du site, une grande partie est encombrée de rocs et de végétaux, impénétrables. par contre un grand morceau de terrain est propre et on peut y pénétrer. Ancien habitat ? J'aimerais bien faire parler ce site. Cette fois je m'y aventure après avoir parcouru la muraille sous un soleil de feu. Une vue sur le défilé, une autre sur les sommets enneigés, sur les sites du secteur que j'ai parcourus en tous sens et je vais m'installer sur un bastion rocheux pour contempler ma déception : ces belles falaises forteresses !

La surface et ses contours; à droite la muraille


Perspective sur la vallée de l' Aude


Nulle vie et nul bruit, humain ou animal. Un minuscule papillon insouciant me montre le chemin de survol des falaises...désolée...c'est pas pour moi.


Mes chères falaises


Belvianes, Quillan  et la falaise imprenable : mon décor de restaurant

Le sentier de chasseurs qui traverse le site absolument plat est balisé de bleu vif et de vert fluo. Je m'offre une chute sur le genou, la douleur est vive. Aïe...la descente le sera car ce chemin plonge sans pitié dans une effarante pente. Je vois en bas, tout petit, mon point supposé d'arrivée car il y a un sentier aussi, je le connais. J'hésite à peine et je me lance prudemment car mon genou lance aussi douloureusement. 



La palette de couleur des chasseurs



Le paysage ambiant, "légèrement" étouffant

La descente, en falaise habillée de végétal est ardue. Le balisage, vert fluo, ici aussi est seulement en sens unique donc ce sentier se descend et ne se remonte pas, c'est bon signe .


Plongée en falaises!

 Il va suivre une ligne de crêtes, en sous bois, offrant de rares vues. 


En rouge la montée en jaune la descente

Bien tracé, je l'agrémente un peu de quelques repères au cas où, puis le sol glaiseux devient une vraie patinoire pentue, c'est pas facile. Enfin, une grande flèche me pousse vers nulle part, je l'ignore et quelques vieilles marques jaunes prennent le relais du fluo pour me conduire à bon port, après 790 m (linéaires) de descente raide pour 242 m de dénivellation. 



La palette s'enrichit



Une petite ouverture en crête pour le point de vue à ne pas manquer

Le secteur que j'ai déjà exploré
L'ancienne "route" y passait
Le secteur où je n'irai jamais

















J'arrive juste à l'endroit supposé, il n'y a plus qu'à se reposer. Bain de soleil en crête de falaise, point de vue à détailler à l'envi, je scrute, je cherche, je savoure ces falaises et ces pentes qui me demeureront à jamais inconnues, c'est un moment de grâce . Le silence est troué par le chant des oiseaux, les bruits de la route et les ruades de l' Aude fort agitée.

Ce site est de loin l'endroit le plus beau . Altitude 703 m. Moment de contemplation...

La falaise à droite et en face : Belvédère du Diable




Les Murailles du Diable de part et d'autre de la pente
J'ai l'honneur d'être perchée dessus, tout le monde n'y va pas.


Détail de la Muraille du Diable


                                                                                  


Un des nombreux vautours














                                                                                      
Premier plan : le début de la Muraille du Diable qui plonge jusqu'à la route



Muraille du Diable (fragment) vue de la route

Plus tard, repue de contemplation, je vais terminer le parcours par la directissime de la piste de débardage nommée " LeTremplin". Vaut il mieux la monter ou la descendre ? Je ne saurais dire...

J'ai bien sué, sous le soleil pascal, j'ai bien noyé mon regard tous azimuts, j'ai "mangé" de la glaise, du roc et du végétal, j'ai "dégusté" mes rêves devenus réalités pour certains et surtout, à quelques détails près, j'ai bouclé ma phrase favorite : " j'ai fait tout ce que je voulais faire par ici".

C'est un point final que je pose, en gardant quelques parenthèses à approfondir ou quelques points de suspension ayant pour nom poétique "rêves". Ou plus pragmatiques : vérifications...

En chiffres

Distance : 8.1 km

Dénivelé : environ 750 m

Le trajet : en rouge la montée,  en bleu la descente


En archives du blog, la balade à la muraille : (clic)