mardi 3 février 2026

Conflent : sur les traces d'une "tira" à Sant Père

 Une tira ou tire est un chemin d'évacuation du bois. Cela provient du verbe "tirer" mais d'aucuns y voient, en pays catalan, le verbe jeter (tirar). Celle que je vais vous présenter pourrait s'apparenter à jeter .

Rien sur le cadastre n'évoque ce lieu, comme c'est parfois le cas. Rien, à première vue, sur cette pente inhospitalière, ne laisse à supposer ce tracé.


Face à soi, on a une grande pente austère (en dessous de Sant Père), couverte de chênes verts énormes et clairsemés, se terminant par une redoutable barrière de falaises ocrées. Rien n'indique qu'elles sont franchissables. Cette pente très ingrate est semée de rocs en tas, en barres, en éboulis, en gravillons et, sur sa partie inférieure, en murettes qui soutenaient jadis des vignes (le cadastre de 1810 est formel). Evidemment il n'y a pas d'eau, ni de chemin, ni quoi que ce soit d'attirant. Evidemment, c'est ce genre de site qui m'attire.

Donc j'y ai fait quelques incursions qui ont conclu, à ma première visite : "je n'y remettrai plus les pieds".

Mais... il y eut plusieurs autres balades car un ami, Michel Prim, m'envoya un extrait de carte issu de "Topo Pirineus", où se lisait un chemin. Que je ne trouvai point. Et qui m'interpelait au plus haut point.

Le chemin introuvable

Michel et un de ses amis, Gilles, me rejoignirent récemment et, armés du GPS Garmin de Michel, on louvoya dans la pente en suivant ce chemin (dans l'ellipse blanche) qui n'existait pas sur le terrain. Un vrai casse pattes car direct dans la pente, on traversa assez aisément une falaise et on arriva sur un site que j'avais découvert. Un site dédié au bois. 

Je commençai à associer ce chemin avec les 3 brins de fil de fer que j'avais trouvés, bien alignés dans le sens descendant de la pente.



Ils sont 3 brins de fil de fer













Dès lors mon cerveau se mis à travailler, sans moi, puisque au moment de sombrer dans le sommeil il me donna la solution.

La solution, c'est le cadastre qui la confirma et c'est cadastre en main que j'entame, ce jour, seule, une remontée de la pente.  

Extrait du cadastre sur vue aérienne (Géoportail)
Le tracé double est la tire


J'ai un tracé sur le cadastre, nommé ravin sur le cadastre napoléonien, mais qui n'a rien d'un ravin. Je suppose, grâce à ces 3 fils de fer, et autres indices dont un câble, qu'il s'agit d'une tira. J'ai choisi de remonter la tire plutôt que la descendre, car la carte indique deux falaises et on voit mieux d'en bas que d'en haut un hypothétique tracé en falaise. Même si on pressent que ce sera très fatigant. 

Ainsi, arrivée en haut, j'aurai remonté une pente moyenne de 46 °, un couloir d'alpinisme, presque, en suivant exactement le tracé cadastral au GPS, escaladé deux falaises, remonté des éboulis, suivi quelques fragments de sentes animales, croisé de tout petits murets qui, jadis, supportaient les tas de bois. Ce bois c'est le chêne vert, pas très grand dans ces régions, mais trapu, solide, compact, nourri de sécheresse et de frugalité, de courage et d'obstination . Il servait à la construction des charpentes pour sa résistance et sa solidité, mais aussi aux fourneaux des forges catalanes, multiples dans ce secteur, ainsi qu'au bois de chauffage.

Ce tracé aujourd'hui très ingrat, devait être plus lisse, plus propre. On voit sur le terrain que peu d'arbres l'encombrent, et de petite taille. Mais des cailloux, oui. C'est trois pas en avant pour deux en arrière, épuisant.

Partie 1 : l'éboulis (moins de 100 m); les fils de fer posés en parallèle dans le sens de la pente devaient, à mon avis, permettre aux troncs de descendre plus aisément ce lit de cailloux. En témoigne ce montage que nous utilisons, dans les vignes, pour tendre les fils de fer. Quel était son rôle ici ? 



Le franchissement des deux falaises m'a interrogée. La première est très haute, le bois, assurément y était "tirat" soit jeté.  La seconde est plus douce, plus inclinée, de grandes dalles en étaient les plans inclinés.

A mon avis, pour construire une "tira", on partait des reliefs, de leur franchissement possible et on traçait le reste du parcours, quelques virages légers ne démentent pas mon hypothèse.

Sur des murets minuscules, les bûcherons  stockaient bois et fagots. En fin de compte je fais de la pente mon livre de lecture du jour.

Partie 2 : de l'éboulis aux falaises. Le sol est moins rocheux, la tire fait un léger virage pour pointer dans la ligne de la falaise apte à son passage. Je monte plus aisément entre arbres , terre, lande rase, un "sol propre". Le panorama est dans mon dos, superbe .



Le trajet de la tire



Relativement propre

Parsemé de murets


















Je dois franchir  les deux falaises. La première, trop escarpée, m'oblige à une marche arrière pour trouver un passage plus aisé quoique escarpé;

Le trajet


Partie 3 : la première falaise. C'est une vraie muraille (40 m) ocre, superbe, il n'y a aucune possibilité de franchissement, le bois était "tiré" soit balancé du haut en bas ! A moins qu'un parcours aérien n'ait été aménagé mais aucun vestige de câbles, sur le terrain. J'essaie de grimper la falaise . Je renonce et j'ai bien fait. Altitude 772 .



Vue vers l'amont : par où était "jeté" le bois


Vue vers l'aval : d'où je viens et la pente gravie


Au pied du mur : 40 m de hauteur
Dans le mur



Profil de la falaise à mon arrivée au sommet, par ce couloir ci-dessous


Même vue avec le passage de la tire

Arrivée en haut de la falaise que j'ai gravie à son extrémité, je rejoins le point de lancement du bois, toujours au GPS. Le site est vertigineux et je m'assieds pour ne pas jouer le billot de bois et planer sur 40m de vide. 


Lieu de descente du bois (voir image précédente) 

Partie 4 : de l'altitude 812 au chemin, que je m'étais assigné comme terminus mais....n'étant pas fatiguée, je décide déjà de continuer . Le temps est serein, le paysage dans mon dos allie le charme des hauts sommets enneigés avec une symphonie de bleu, le calme saisissant...un joyau.

Accéder à la seconde falaise sera un parcours escarpé, plutôt rocheux, avec toujours ces murets mais d'un abord  facile. Quoique très piquant. La végétation rase est agressive. Je reviendrai avec une belle collection d'épines dans mes doigts!


Vue vers l'aval


Vers l'amont, des dalles

Détails de dalles


Un muret 





Autre muret







Cette succession de gradins et de dalles me conduit au "chemin officiel", pas vraiment de randonnée mais d'accès au Campagna. 


Arrivée au chemin : côte 963 m

Partie 5 : on y va ! jusqu'à l'altitude 1086

Je le croise et je file vers le terminus, 1086 m, qui se heurte à une ligne oblique de roche mais aussi la ligne oblique de limite de commune. La tire grimpe et contourne par la droite cette falaise , en douceur, entre de gros chênes élégants dont certains montrent qu'ils ont été exploités




La tire arrive à droite de cette falaise en croisant le beau chemin muletier.

Cette dernière partie me désoriente un peu, heureusement le GPS me confirme la trajectoire pourtant évidente, en oblique par rapport aux éboulis. Le paysage ne m'est pas familier, il est nouveau pour moi, le Campagna se dévoile sous un angle neuf. Même le sol est dépaysant. Alors, enfin de la nouveauté ! Avec en prime, un petit crochet touristique en haut de la falaise (photo précédente)

Altitude 1003 : le sommet de la falaise, la D66 quasi désertée (coupée à Thuès),
 la colline d'en Borrega, Vernet les Bains et le Canigó 2784 m




Ce chêne vert a bien poussé
 depuis le bûcheronnage


Chêne vert, rejets




Le décor environnant : celui qui a été exploité et l'autre, trop jeune alors



Le trajet de la tire bien lisible


Roc Campagna de profil




Décor ambiant; je me suis récemment contentée d'accéder au sommet 
amont, les autres semblent assez inhospitaliers, vus d'ici et d'ailleurs

Dans ce secteur le caillou est plus présent, sous toutes ses formes et de toutes couleurs avec une dominante gris pâle. La tire a été envahie par des repousses de chênes rabougris; c'est l'unique végétal du secteur, il faut dire que l'altitude atteint les 1086 m. On ne trouve ici, sur ce versant au soleil ni un hêtre ni un conifère. 




Une idée de la pente et de son décor


Toutefois je clôture mon parcours  assez difficile, non techniquement mais physiquement par un très léger "déjeuner sur l'herbe", j'ai oublié le pain . Une très belle prairie d'altitude sur la ligne oblique de la limite de communes (Serdinya / Fuilla),  là où s'arrête exactement cette tire....qui m'a si bien attirée!





Je vais à présent amorcer le retour, un peu de tourisme louvoyant entre chênes, rocs, tentative pour une grotte, glissades consenties sur une terre rare et meuble, et encore, par choix, un retour droit dans la pente. Addiction, quand tu nous tiens !

Je pourrais devenir guide touristique sur cette tire, je n'y gagnerais pas ma vie.


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Toutefois le lieu le plus parlant de cette tire, il faut le chercher au terminus, soit à mon point de départ. 

Altitude 540 m, l'arrivée de la tire. C'est là que se concentre l'important. On y dénombre une demi douzaine de murettes enchâssées dans les anciennes vignes, une cabane bûcheronne pour la réception des billes de bois, un escalier d'accès à cette cabane, une plate forme pour le départ des câbles qui expédiaient le bois dans la vallée, 150 m en contrebas, et les vestiges de câbles à 7 brins. C'est clair comme l'eau du canal qui coulait quelques mètres en contrebas. 


Un des murs

Ils sont plusieurs, de taille et de formes
différentes


Amusante la cabane bûcheronne  qui ressemble à la "barratina",
coiffure masculine catalane



Semi enterrée

La porte d'entrée







Vestiges de câbles enroulés autour d'un tronc


Décidément le losange est de rigueur
Même le végétal a joué l'imitateur














Un site parfaitement invisible, discrètement enfoui dans la végétation qui ne manque pas de piquant. Ni de talent.

 En clair, une balade découverte  aux sensations fortes. Mais qui ne ferait pas recette auprès des randonneurs. Pourquoi je fais ça ? Allez savoir ? le sais-je moi même ? Une addiction. La curiosité. Peut être en moi la petite fille aventurière qui voulait tout voir, tout savoir, sommeille encore, tant qu'il est encore temps...😉

Les cartes : 

Le trajet du jour, en blanc l'aller en suivant la tire (sauf dans la traversée de la falaise); en jaune le retour en faisant du tourisme (!)


Dénivelé cumulé, environ 700m 
Distance : 7.6 km
Temps de "marche" : 3 h 42



La tire dans son intégralité portée sur le cadastre : 

Le point d'interrogation concerne l'envol au-dessus de la dernière pente et la réception
Je n'ai pas eu le courage d'y aller car du terrain y est barricadé




dimanche 18 janvier 2026

Conflent (66) : le grand cru disparu

 Je me plais à croire qu'en un si beau site, ce ne pouvait qu'être un grand cru. Face à vous il y a un cirque escarpé surmonté de hautes falaises ocres percées de grottes, autant d'yeux sombres ouvrant leur regard mort sur les vignes échevelées rangées comme dans les gradins d'un cirque romain. Les vignes...quelles vignes ? 



Photo du site depuis le secteur opposé de Badabanys, par Michel Prats

Le Roc Campagna, élégant, coiffe, comme un chapeau de paille, le site, le tout surmonté d'un ciel bleu qui sait lui aussi s'habiller de gris, de rose, de noir.  Des orages ont grondé, des pluies ont ruisselé, du soleil ardent a brûlé, des neiges denses ont recouvert d'un linceul ces élégants gradins disposés entre les roches. Il n'y avait pas un arbre : seule la pierre s'étageait dans ce cirque, supportant les lourdes grappes pâle ou sombres, les ceps habillés de rouge ou de jaune en automne, d'un vert intense l'été et d'un vert lumineux au printemps. L'hiver ne montrait que silhouettes décharnées.


Si vous passez au pied de ce cirque, sur la route à 4 voies, vous ne verrez rien. A la rigueur si votre regard s'y perd, pourrez vous distinguer un ou autre mur pâle dans une végétation buissonnante, sillonnée de longs éboulis calcaires. Rien qui donne envie de s'y aventurer. Et pourtant, quel périple pour y parvenir...

Le chemin d'accès qui partage "le vignoble"
 en deux
Le site (image Michel Prats)

 Jusqu'à plus de 600 m d'altitude, soit sur plus de 200 m les hommes grimpaient pour aller travailler. Un sentier en zigzags serrés, plans inclinés étroits permettant le passage d'une mule, jonglant d'une terrasse à l'autre, ondoyant dans les pierriers, butant sur les falaises, grimpait régulièrement, avec élégance.

Le plan incliné qui suivait la pente
sur plus de 200 m


Détail et profil du plan incliné

Ce plan incliné qui va de la route jusqu'en haut s'est brisé par places. Le suivre est difficile. Les animaux ont tracé leurs sillons, pour aller boire au fleuve, qui sont devenus sentiers carrossables pour l'humain qui ose s'y aventurer.

Pour compléter le tableau, les murettes très hautes ou plus basses, s'ornaient de superbes escaliers , témoignant qu'un viticulteur passait d'une terrasse à l'autre par la voie des airs.

Escalier entre terrasses

Des hommes minces, noueux comme les sarments de leur vigne, chemise à carreaux et pantalon de velours côtelé, casquette vissée sur le crâne, avaient le geste précis et économe. Leurs femmes, en robe et tablier noirs, suivaient ou précédaient, solides, fermes et alertes, le foulard sur la tête, le panier d'osier au bras. Peu de paroles, économie des gestes. se rendre au travail était déjà une épreuve. En revenir harassés, une autre.

Sur place, c'était la bêche, la sulfateuse à dos, la taille avec des outils d'un autre âge. Les pénibles vendanges. Les réparations permanentes de ces murs qu'il avait fallu construire pierre à pierre. Et cette terre venue d'où ? du fleuve 200 m en contrebas ? 

Je les vois, je les entends, alors que la vigne a disparu depuis plus d'un siècle, victime du phylloxéra,  que les murettes ont quelques graves blessures, que la terre a disparu, que le roc s'est imposé, et que les gros chênes ont colonisé. Et les buplèvres ligneux, les ajoncs épineux, le thym, voire la lavande, aussi. Sans oublier les odorants térébinthes.

Alors que le silence s'est installé, empli de la rumeur de la route puis un peu plus bas, du chant du fleuve.














Le panorama: ça grimpe depuis en bas


Habitant  du cru
Moins agréables !


Mais qui s'y aventure encore ? Les cabanes vigneronnes s'étagent, un chef d'oeuvre d'architecture, s'appuient sur la roche, par économie non de matériaux mais de gestes. Ouvrant toutes vers la vallée; le soleil, le fleuve, la vie. Ces hommes venus de leurs villages "d'en bas" s'y réfugiaient en cas d'orage mais surtout y entreposaient leurs outils, y mangeaient leur casse croûte frugal par temps froid, toutes ouvrent sur le soleil. Un temps de pause rapide et bienfaisant, sinon bienheureux.


La plus étonnante de toutes, sous un immense  rocher en chapeau 


le muret de l'entrée


Elle aurait pu abriter une source vu sa structure

Les murettes plus basses, plus étroites, plus brèves, grimpent jusqu'à la falaise. Il en est même de si petites qu'elles ne pouvaient abriter qu'un cep de vigne. Ironie du sort, un ou autre gros chêne les habite aujourd'hui. Comme un défi.


La plus petite des murettes et son occupant


Un autre occupant

Aujourd'hui, pour monter ou descendre de gradin en gradin, la technique n'est plus la même : il faut composer avec la végétation dense , les escaliers détruits, les plans inclinés ravagés, le seul chemin est la ligne de faiblesse : chaque terrasse en a une, chaque murette a un effondrement. Je n'ai plus jamais renouvelé le saut depuis que j'ai éventré mon genou à ce jeu là.
















Arrivée en haut, dans l'air glacé et la brume bleue du matin, comme un miracle furtif, un souffle bref d'air brûlant m'enveloppe, un foehn aussi éphémère que brutal; alors les nuées de brume tourbillonnent en une valse endiablée, au dessus du fleuve, juste un instant seulement. C'est magique !



Je descends prudemment comme les animaux : eux non plus ne sautent pas les murs !

Lorsque j'étais enfant, bébé encore, ma très jeune mère me hissait sur son dos pour aller aux jardins de la montagne. Des terrasses, des murettes, des sentiers, des escaliers de pierres fichées en décalage dans le mur. Le bébé n'a pas de mémoire vive, mon corps doit en avoir une car c'est un ravissement de grimper ces murettes et de tester chaque escalier, 75 ans après. Veux-je retrouver le très bref temps de communion avec ma mère ? Allez savoir...






Je quitte à regret ces escaliers de pierre, je ne peux aller plus haut, c'est la roche nue et dure, et pour faire durer le plaisir, je descends cette fois jusqu'à la route, faisant fi du chemin que j'ai emprunté à l'aller. et qui partage les gradins. Je me contente de le croiser, et de voir avec plaisir que le plan incliné zigzagant allait vraiment jusqu'en bas. Au fait, en bas, la piste de terre, n'était ce pas la Route Royale de Perpignan à Mont Louis ? Un petit oratoire, plus haut n'est pas là pour démentir.

Et pourtant je vais descendre ! Tout au bout
Et je vais la traverser, cette broussaille piquante d'horribles kermès

Alors, s'il ne reste pas la moindre bouteille de ce cru, ni même la mémoire qu'il existât un jour, je me plais à lui redonner un instant vie, et même, à en sentir la saveur aigrelette de ce temps oublié.


En blanc, le trajet dans le site des anciennes vignes


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Quelques jours plus tard, j'emmène mon ami Michel Prats à la découverte du site et surtout de ses cabanes car il recense les cabanes vigneronnes et autres dans le secteur Conflent. Site Wikipédra. Le temps est maussade, menace pluie mais il va nous accorder un sursis et nous allons faire un magnifique périple, montant jusqu'au pied de la falaise : j'ai 4 cabanes à lui présenter.

En jaune la montée en rouge la descente (M Prats)


Comme tous deux nous sommes adeptes du "mode sanglier", ce sera une balade musclée mais très ludique. Randonner avec Michel est un plaisir : on s'entend bien, on aime l'insolite, l'imprévu, la recherche et les surprises : on sera servis! On va inspecter le site dans tous ses états , je ferai même une petite incursion au ravin féroce qui dévale des falaises , mais curieusement les cabanes seront toutes au même endroit, regroupées à quelques dizaines de mètres de distance et à l'altitude oscillant autour de 630 m.
Surprises disais-je ? Voilà que je découvre un orifice à ras du sol, adossé à une falaise, à la morphologie de porte de cabane, mais une cabane souterraine. S'y introduire n'est pas aisé, à la manière d'un chien je gratte pour agrandir et je m'introduis non dans une cabane mais dans une petite grotte où il fait très chaud. Je pense que l'entrée a été engloutie par l'usure du temps. s'en extirper est amusant.
Plus loin ce sera une longue grotte en falaise, explorée par les spéléos, se terminant par un boyau; un peu d'humidité suinte du plafond, et la chaleur y est présente. Réutilisée en abri sous roche (ou cabane ? ) car un muret de pierre habille l'entrée.
Et puis il y a celle que Michel espère trouver depuis 4 ans : on n'a qu'une photo "aérienne" pour la trouver et les fins limiers que nous sommes vont réussir. Alors, à la manière paysanne, on va s'offrir un petit en cas alors que le ciel ne nous offre que quelques gouttes d'eau, pour le grand cru, c'est râpé .
La plus facile d'accès est celle du bord du chemin, elle passerait volontiers inaperçue puisque je l'ai frôlée 4 fois avant de la voir. 
Voici tous ces petits trésors qui ont nécessité un petit débroussaillage ...évidemment.

En images : 

L'étage des cabanes



Très haute celle ci


Le toit

La porte





Une petite cabane ruinée

En falaise , une profonde grotte / cabane
(Ph Michel P)



La grande grotte et son entrée


La même avec Michel Prats


La plus marrante, en sous sol (Ph Michel P)



Même lieu vu depuis en face par Michel Prats : une cabane s'y trouve, qui nous a fait chercher
un moment ! (adossée à la falaise au centre)



La voici 

Michel sur le toit de la cabane

Et puis celle du bord du chemin. Flanquée de son gardien, l'autre jour au grand soleil.