mardi 9 avril 2013

Balades en vignes : 1ère



Au cours des saisons et en quelques visites guidées je vais vous emmener dans mon univers:les vignes , mes vignes.


Nous sommes aux portes du printemps, lequel accuse un réel retard, et les vignes ont encore le visage d'hiver.

Les vignes, chez nous, étaient traditionnellement cultivées dans une structure dite "en gobelet".


 Sur ma commune, l'implantation du vignoble date de la fin du 19 ème siècle. Cette vigne est très ancienne puisque elle date de 1905. Les rangées n'étaient pas aussi larges; une rangée sur deux a été arrachée en 1960 pour le passage des engins modernes. A cette époque une vigne était créée pour durer 100 ans.



Ce mode de conduite, très près du sol offrait une prise minimum aux vents violents de la région.
Les vendanges ne peuvent être mécanisées.


Plus tard, dans les années 1985, est apparu le mode de conduite en espalier, plus pratique pour la mécanisation et la vendange mécanique.
Les vignes modernes ont une durée de vie de 40 ans environ, bien plus réduite que leurs ancêtres.


Ce préambule étant posé, parlons du printemps qui avance, cette année,  à pas feutrés; il faut presque scruter les ceps pour l'entrevoir.

En hiver, lorsqu'on taille la vigne, on laisse des coursons comme celui-ci, 5 à 7 en moyenne par cep.

L'emplacement des 2 prochains bourgeons se devine à peine.

Et puis le printemps fait le reste. En quelques jours seulement.






















Selon le cépage, l'aspect extérieur change: l'oeil averti du vigneron peut reconnaître le cépage à la teinte du bourgeon, et mieux encore, à l'aspect du seul sarment de vigne !





 Le carignan, cépage traditionnel de la région, plutôt raisin noir mais parfois blanc est peu à peu abandonné au profit de plus de modernité.

Dans ce joli bouquet se trouve déjà la future récolte: les petits raisins y sont lovés.







La syrah est le cépage moderne par excellence, il donne des vins rouges et des rosés de qualité.



Ce cep n'est pas un cep de la région, c'est juste une fantaisie dans ma vigne, comme le dattier de Beyrouth.

La prochaine fois je vous présenterai d'autres bourgeons: autres cépages, autres couleurs, en perspective...


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La 2ème balade en vignes est à voir ici:

dimanche 7 avril 2013

Siestes félines

Juste un petit clin d'oeil -félin-
au soir d'un dimanche banal...





Bien sûr, c'est Mathurin
(le grand blanc qui louche)




Bon début de semaine!

vendredi 5 avril 2013

En mon jardin

Le printemps tarde à s'installer, cette année, même dans le sud.
J'ai visité mon jardin cet après midi et je vous convie à y découvrir le printemps:



















En attendant le soleil, tout ce petit monde vit et respire.

mercredi 3 avril 2013

Altitude 2883

Dans cet hiver qui n'en finit pas, en ce qu'il faut appeler printemps mais qui est plus maussade que l'hiver, j'arrive à trouver quelques heures pour m'envoler -à pied- vers les cieux, à l'altitude 2883 m.

                  

Je dors là, au bas des pistes , dans mon bivouac à moteur, (avec ma petite Lison) :  une sale nuit malgré un ciel splendide.
La dameuse s'active toute la nuit sur les 13,2 km du domaine mais surtout le vent me secoue sans ménagement. C'est stressant. Vais-je m'envoler?
Au matin, il fait moins 7°, le ciel est serein, on a changé d'heure, c'est Pâques et je me hâte, des fourmis dans les jambes.


L'envie m'a prise d'un coup d'aller "là haut"; de toute façon, je ne peux pas faire mieux, c'est le plus haut, ici.



J'attaque la piste, bonne mise en jambes!


Tout en haut des pistes, il y a un grand champ de neige, et la silhouette décharnée du Xalet vell, le vieux chalet, à 2325m sur lequel veillent les deux Gra de Fajol.


Je ne fais que passer.


Mon but est le col que j'ai vu l'autre jour: et qu'est ce que ça grimpe! Les skieurs de rando ont un mal fou et moi aussi avec mes raquettes: c'est de la glace !


Le paysage s'ouvre, le pic se rapproche et les randonneurs sont nombreux: exceptionnellement je ne serai pas seule! Mais je suis quand même "un cas unique": il n'y a pas un seul français dans cette région!


ça grimpe tellement que je troque les raquettes contre les crampons.




Débarrassée du souci d'équilibre je peux me gorger des beautés de l'environnement: comme si la montagne ne suffisait pas, le ciel devient un paysage! Mais la montée, belle à couper le souffle est très dure, à cause de la pente et de la neige.





Alors, au sommet, j'ai le choix: un paysage à 360 °, 





le terrain de prochaines randonnées (estivales) à rechercher, la carte à étudier...et le casse croûte.



Cependant, le ciel devient menaçant et il ne faut pas s'attarder.
Je dois descendre vers ces minuscules fourmis, au bas de la pente vertigineuse que je viens de gravir.


C'est ma première sortie en crampons .
Les skieurs filent à toute allure, les "raquetteurs" jouent la prudence et moi, je dévale, sûre de moi sur mes dents d'acier.
Un peu plus tard, je rechausse les raquettes et je descends les pistes comme un marcheur débutant, tellement ça glisse!




Le temps d'un peu de repos, à l'arrivée, et le ciel se plombe; déjà la neige arrive à grands pas et enveloppe la dameuse qui repart pour une nouvelle nuit sans sommeil.


Et moi? Oh, moi, aucun souci, je dormirai bien, quelques kms plus bas, après cela !!!
.


Il n'y aura ni tempête de vent, ni dameuse, ni grand froid. 
Et dans mes yeux, malgré la pluie, plein d'étoiles...le bonheur d'être allée "là haut"..."un peu plus près des étoiles"...

lundi 1 avril 2013

Impressions de pluie


Il suffit de presque rien
Juste un jour de pluie
Ce qui est assez original dans le Sud

Oui mais la pluie ne suffit pas...
Il faut y ajouter un arbre
Ou bien des arbres
N'importe lesquels,
En hiver, en automne 
Ou n'importe quand.
Et n'importe quel arbre
Peu importe son nom
Mais au bon moment
Et on obtient ces impressions...




















Ah, j'allais oublier...il faut surtout être sur la route
N'importe quelle route
Et conduire.
N'importe quel véhicule...

Il faut juste arrêter les essuie glaces...
Et laisser courir l'objectif...

Et l'on n'obtient pas n'importe quoi.