Je garde une jolie image de la buvette arrondie où chacun allait consommer sa quantité. Dans un grand parc ombragé, à deux pas de la maison. Une certaine atmosphère compassée, feutrée, que je retrouve toujours dans les villes d'eau sauf à Ax les Thermes (09), vivante, sportive, gaie.
Adolescente, je fouillais la montagne à la recherche des sources pétillantes et sauvages.
A présent ce sont les eaux chaudes et sulfureuses qui m'attirent. Depuis quelques années. Et je fouille, fouine et furète, montagnes et établissements en ruine.
Ceux de la très haute vallée de l'Aude ne m'étaient pas inconnus, je remets cette fois mes pas dans ceux à peine esquissés.
L' Aude : ce fleuve de 224 km naît en mon département dans un joli lac aux eaux bleues, traverse deux lacs de barrage et file, fantasque dans le département éponyme, en un cours tourmenté avant que d'épouser la Méditerranée près de Narbonne.
![]() |
Lac d'Aude : naissance de l' Aude Ph Ludovic Peytavi (blogueur) |
L'Aude dans la vallée des bains |
Aude signifie dans un langage ancien "fougueux ou très rapide".
Justement, là où je vais la chercher, elle vient de quitter le 66 et partage son cours de torrent impétueux, tempéré par usines hydroélectriques et barrages, entre 11 et 09.
Les visites auxquelles je vous convie oscillent d'une rive à l'autre, dans un cadre de moyenne montagne entre 785 m et 910 m, dans les forêts et pentes abruptes. Une vallée très encaissée ce qui va expliquer le caractère des bâtisses étroites et toutes en hauteur.
Allons donc à Usson 09, Carcanières 09 et Escouloubre 11, les Bains, naturellement.
Qui virent le jour au plus tard en 1903 et moururent tous avant les années 60.
Quelques km les séparent à peine que j'aurais presque pu parcourir à pied mais Mathurin est du voyage et il pèse lourd le zouave !
Usson les Bains : En cette année, la grande bâtisse, longtemps "à vendre" est éventrée par le poids des ans et de l'abandon. Je m'y insinue à peine, trop dangereuse: une prochaine fois, avec casque et lampe...Pour l'heure, j'essaie de redonner vie par l'imaginaire à cet immense bâtiment coincé entre route et fleuve. J'engrange des photos je comprendrai plus tard. Je préfère d'abord m'imprégner et imaginer en arpentant le site. Alors je vois...j'entends...Je suis dans une autre époque.

Revenant en 2016, la brutalité de la réalité me saute au visage. Ce lieu est mon site préféré car en maltraitance.
Ouverte sur le vide |
en 2016 |
Fermée sur les souvenirs |
Un peu d'histoire :
1860: tout petit établissement
1885: construction de la route actuelle qui recouvre une des sources

![]() |
Arrivée de l'autobus |
1903: création du bâtiment actuel et de la buvette de l'autre côté de la voie, ainsi que de celle de l'autre côté du fleuve
1954 : abandon des sources et fin de l'exploitation
La buvette du parc Et celle disparue |
Aujourd'hui: une rare circulation, le vide, pas un humain, seulement les voix de l' Aude mêlée à La Bruyante. Elles se racontent...Elles me racontent...
![]() |
Le salon de coiffure |

Un pont plus loin, à 3 km...Carcanières, confondue à Escouloubre parce que les maisons sont dans l'Aude ou dans l' Ariège : savant et curieux mélange...selon la rive du torrent
![]() |
Côté Ariège Carcanières |
![]() |
côté Aude : Escouloubre |
Les origines des bains de Carcanières et leur implantation sont confuses; une certitude en 1861, les 13 sources furent décrites pour la première fois. Les bains semblent avoir rapidement cessé leur exploitation
Carcanières soignait les affections ORL.
Aujourd'hui il reste de nombreux hôtels et cafés liés à cette époque car après les bains, les hôtels furent occupés par les ouvriers des nombreuses usines hydroélectriques au début du 20ème siècle. Et avant peut être.Puisque dès 1889 débuta l'épopée du captage des eaux faisant de ce département un pionnier.
Certains bâtiments ont toujours une fonction touristique avec bains privatifs.
Côté Ariège |
Maison Roquelaure Gîtes côté Aude |
Et puis j'arrive à Escouloubre, le vrai, celui qui trône rive droite donc en Aude.
J'eus une chance inouïe de concrétiser mon souhait, celui de pouvoir entrer dans une demeure, rencontre surprise ! Visite des lieux, bain privatif, repas à la table familiale (et oui , une branche de ma famille vit en ce site et je l'ignorais) et nuit sous l'orage et le déluge dans le parc, dans mon camion, par choix personnel. Car une des belles chambres m'était proposée.
Il s'agit du plus ancien établissement de bains de la vallée daté de 1789.
Où l'on soignait arthroses, rhumatismes, dermatoses et bronchites. Certaines sources sont sulfureuses d'autres non

Signées du peintre.

Je découvre émerveillée tous les lieux de ce bâtiment tels qu'en leur temps de prestige : les bains, la citerne et son principe de distribution de l'eau, les pièces d'appartement joliment rénovées par les maîtres de céans, l'ancien café attenant, les ouvertures et balustrades en fonte travaillée, le dernier étage laissé pour le moment en l'état (il y a tant à faire...), avec ses plafonds démesurés , et puis l'hôtel attenant aux bains, qui communiquait jadis, et enfin...la petite piscine couverte style bains romains, quasi enfouie dans la pierre, où je me délasse dans les eaux chaudes . quel cadeau !
Le plus surprenant ? Les toilettes de l'établissement thermal directement sur la rivière !! |
Balustrade en fonte venue du Tarn |
La citerne d'eau chaude et le logement des tuyaux |
Il s'en trouvait un aussi à Carcanières : le Bazar Castex
Tout à côté étaient les hôtels appartenant aux Bains : l'un est à la vente actuellement.
L'autre a été acheté par des hollandais : transformation spectaculaire
Ainsi s'achève ce plongeon dans le passé des eaux bouillonnantes de vie.
Un bain un peu long il est vrai...
Au fil des 21 sources de la vallée qui donnent 700 000 litres d'eau par jour !!
Et du bouillonnement de vie qui s'est tu à jamais, plongeant doucement la vallée dans la quiétude endormie , un bouillonnement de vie difficile à imaginer, en regardant couler la rivière dans les ombrages et passer une rare voiture, en observant ces immenses bâtisses aveugles, sourdes et muettes. L'été, peut être...de la vie remplace ce brin de nostalgie.
Je le dédie à Huguette G.. et Michel G...ainsi qu'à Marie José B..B.. qui m'ont apporté de nombreux éléments.
Je le dédie aussi à toutes ces personnes qui, par le biais de Facebook, m'apportent de plus en plus d'informations, images et anecdotes.
A Mathurin voyageur infatigable et patient...un peu lourd mais pas pesant..
Parabéns pelo post, ficou muito bom.
RépondreSupprimerGostei de ver as fotos antigas, como o lugar era cheio de pessoas.
É lamentável que o lugar tenha sido abandonado.
Beijos
Cafunés para Mathurin
Gostas ? O lugar e muito destruido agora nao e mas possivel fazer alguma coisa del. Muitos anhos foi para vender mais nenhum comprador...Beijos
SupprimerEncore Merci Amédine pour Ce Voyage dans Le Temps !
RépondreSupprimerOn Le dit C est vrai Le Monde est Petit rencontrer de La Famille " inconnue " là où il n Y a plus grand Monde il faut Le faire !
Très Jolie Balade Calinous aux Minous Bisous à Vous :)
Je savais qu'ils étaient à Escouloubre mais je croyais "village" j'avais pris leur N° à tout hasard et...je les rencontre dans la rue devant leurs Bains. Inespéré. En plus ils sont super...Oui la chance -parfois- sait m'accompagner. Bisous
SupprimerComme ça fait du Bien Amédine Les Belles Histoires :)
RépondreSupprimerJ'aime en lire j'aime les conter
SupprimerCoucou ... Une plongée dans le passé ... tu contes si bien ... j'en redemande ...
RépondreSupprimerDouce soirée, beau w-e, Bisous, Caresses aux Félins
merci, beau WE à toi aussi. s'il fait beau ce sera montagne dimanche mais j'ai des doutes. Bisous de Nous
SupprimerQuel régal de te lire.
RépondreSupprimerTon billet est superbement documenté et on ressent bien l'atmosphère qu'il devait y régner à l'époque.
Quel dommage que ces bâtiments soient laissés à l'abandon mais on devine bien leur vécu d'hier et d'aujourd'hui grâce à toi.
Gros bisous Lison.
Câlins à la Tribu
Coucou Mireille, je crapahute partout, il faudrait que je me pose, mais j'adore et aussi faire respirer ces atmosphères à mes lecteurs. Alors tu me suivras encore un peu partout; bisous de nous Tous
SupprimerUne page très vivante d'un passé " bouillonnant " , j'aime beaucoup.
RépondreSupprimerQuelle chance de rencontrer sa famille au détour d'une visite.
Belle soirée, bises Lison
Merci de ta visite; je t'embrasse à très bientôt
SupprimerEncore un magnifique reportage qui nous transporte
RépondreSupprimerégalement dans le passé. En t'accompagnant dans tes
ballades, on se dit que c'est sans fin. Il y aura toujours
à découvrir . Encore... et encore. Je t'embrasse. ELZA
Super reportage ! Ca donne vraiment envie d'aller là bas...
RépondreSupprimerToujours passionnant ! Là, j'apprends, je ne pensais pas qu'il y avait tant de station thermale. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en visiter une. Et en plus on pouvait se soigner... guérir ? peut-être. Je ne m'étendrais pas sur la santé et les méthodes actuelles. Comme le chante Brassens "je suis foutrement moyenâgeux"...
RépondreSupprimerUn billet très intéressant et très complet, de par tes explications et photos. Merci, Amédine, pour tous ces détails qui enrichissent notre culture.
RépondreSupprimerBelle journée, bisous.
Un article fort bien ficelé juste que le mois dernier le long bâtiment d'Usson les bains a été démolie reste pour le moment l'annexe mais pour combien de temps ? Je cherchais des infos et du coup je suis de passage sur votre blog .
RépondreSupprimerBonne journée !
Oui j'ai vu que Usson a été démoli, ma cousine m'a envoyé des photos cela m'a fait mal au coeur. Merci de votre passage, bonne journée aussi
SupprimerA la recherche d'infos sur Escouloubre les bains ou je travaille très ponctuellement en ce moment, j'ai eu le plaisir de consulter votre billet et je voulais tout simplement vous en remercier. Ce hameau est un peu moins mystérieux maintenant !!
RépondreSupprimerEt bien cela me fait grand plaisir. J'aime beaucoup ce lieu en plus mais je n'ai pas tout exploré : il reste les girolles dans les forêts...mais chuut c'est un secret !!
SupprimerMerci, je connaissais très peu ce coin bien qu'étant ariégeois et partageant la même passion pour la nature, rando et surtout sources thermales et diverses... dont je commence à en compter un paquet... C'est triste de voir ces lieux dépérir. Ca m’intéresse d'échanger à ce sujet, de sources 09-11-66 etc... Merci encore pour cette page et belles images! JB - ballon09@laposte.net
RépondreSupprimerJe vais essayer de vous répondre par l'adresse mail mais je ne sais si le JB en fait partie. Lison066@gmail.com
Supprimerbravo pour votre site et les photos et documents sur cet endroit oublié. Déjà en 1950 c'était quasiment désert et les bains abandonnés - je suis né à Usson cette année là et baptisé dans la chapelle du parc et mes grands parents (Esteban) habitaient la maison du parc (celle que vous appelez buvette du lac). Merci
RépondreSupprimerOh mais c'st merveilleux ce témoignage !! En plus vous et moi nous sommes contemporains...eh...1950 la belle année !!
SupprimerBonjour je suis le propriétaire de la maison ainsi que St Pierre la Croix , à bientôt B T et merci ....
RépondreSupprimerMerci de votre témoignage! Je suis revenue à Escouloubre la semaine passée pour une balade botanique. Vous parlez de la petite église je suppose ? Et votre maison y est attenante ? Bonne journée
SupprimerBonjour,oui( cause de santé )je pense à vendre ???....sur Histoire en Pays de Sault .(le patrimoine religieux Des pierres et des hommes ) à consulter sur l'église d'Usson les Bains . Bonne journée à vous B T
RépondreSupprimerje trouve votre article très intéressant, suis en train de lire histoire de la haute vallée de l'aude par l'abbé de roquelaure 1879 où l'on parle beaucoup de ces lieux, une histoire très mouvementée difficile à suivre mais passionnante, merci encore
RépondreSupprimerC'est vrai que ces coins d'Aude sont porteurs d'Histoire et d'histoires et gagnent à être connus pas à pas. Je ne connais pas cette histoire de l'Abbé de Roquelaure, je vais me renseigner. merci de votre passage chez moi, enfin en mon blog car je vis loin de ce site
SupprimerMerci pour ces belles photos et descriptif du passé également. Mes parents avaient les dépendances d'usson dans les années 90.Que de souvenirs.
RépondreSupprimerun grand plaisir de vous lire si vous voulez publier sur le site donezan sans soucis ce serait que du bonheur encore merci
RépondreSupprimerBonjour, merci pour ce beau article, je me sentais vraiment comme si je fais une ballade avec vous à travers ces magnifiques endroits et dans le temps. Par curiosité, offrez vous des ballades en personne? J’aimerais beaucoup découvrir les sources d’eau dans la région
RépondreSupprimerNon je ne propose pas de balades dans le secteur, j'habite d'ailleurs assez loin, dans les Pyrénées Orientales qui ont aussi leur lot de sources sauvages ou non. Sur le site décrit ici, un des bâtiments a été rasé depuis, devenu trop dangereux.
SupprimerBonjour! effescivement le bâtiment a été rasé, c'était craignos! et pourtant en 1997 nous l'avons visité en passant par.....l'arrière! nous étions des "URBEX"! (explorateurs urbains) c'était grandiose, surtout la cheminée et le salon! quel dommage! mais ce bâtiment était totalement invendable. J'y allais dans les années 90 pêcher; à l'époque ou il y avait encore des truites...sachez que j'ai exploré le bâtiment annexe, là ou était la petite centrale electrique, alimentée par une conduite forcée. Pareil je suis entré par l'arrière, en passant par la rivière! je voulais voir l'ancienne installation hydroélectrique.Sachez que la maison carrée - ancienne buvette et aussi demeure du directeur des Bains - a disparue aussi, brûlée en 2024, bizarre toutes ces maisons anciennes qui brûlent 'toute seules" !! je crains qu'elle ait été squattée. Par contre le tout petit bâtiment accolé a l'ancien hôtel est toujours là.
RépondreSupprimerPhilippe
Effectivement, j'y suis passée en cette année 2024 et il ne reste plus rien, je savais que le grand bâtiment avait été rasé, je l'avais vu dans le journal et je m'en étais voulue de n'y être pas allé visiter avec mon casque, comme j'en avais l'idée. C'est un peu loin de chez moi, certes, mais j'ai ciblé mes recherches dans le défilé de Pierrelys et on ne devrait jamais remettre à plus tard...je n'ai pas vu le bâtiment brûlé, peut être ne l'était il pas encore. J'ai pu accéder au bassin d'eau chaude et me délasser en laissant refroidir l'eau dans une bassine d'abord. Mais pour en revenir à ce site d'Usson, il a été à la vente longtemps, en vain. Mal placé, à la merci d'effondrements, ou de crues, peu attrayant. Dommage du temps de sa splendeur ce devait être magique. J'ai pu aller cette année en Catalogne aux bains de San Hilario Sacalm, désaffectés aussi mais conservés façon 19 eme S, une partie est restaurée et ouverte au public, cela donne uni aperçu du faste de l'époque. Quant à la partie non restaurée, même urbex, on n'a pas la possibilité d'y accéder. Oui je connais le principe urbex, je m'introduis aussi, allez voir mes deux articles d'avril 2016 "là où le temps s'est arrêté" sur les bains de Canaveilles (66), établissement ruiné. merci de votre visite et pour votre commentaire . Amédine Mas.
Supprimermerci pour votre réponse, donc vous y avez été en 2024! une chose dont je me souviens lors de mon urbex en 1997, dans l'ancien hôtel, c'était la très grande modernité des chambres froides!! incroyable, et de plus une très grande marque mondialement réputée, américaine: KELVINATOR! la centrale électrique intégrée au bâtiment "annexe" (suivant mes recherches) était en 110V / 220V Tri, selon ce que j'ai pu retrouver sur place ( je suis électricien; et aime "l'archéologie electrique")(!!) je ne sais pas par contre ce qu'était ce petit bâtiment accolé a gauche de l'hôtel, visiblement aussi squatté. Tout ceci est fort dommage, de toutes façons l'hotel était invendable; mal placé trop près de la route. Si vous y repassez, vous verrez que la maison brûlée n'y est plus, ( mai 2024) rasée.
SupprimerPuisque vous allez visiter la Pierre Lys; je vous suggère d'aller dans le tunnel ferroviaire, et environ au milieu, vous verrez des sortes d'entrées maçonnées de chaque coté, celles ci étaient autrefois munies de portes blindées, et dedans, vous verrez des escaliers menant a des sortes de "baignoires" cubiques, et les mentions gravées dans les escaliers en pierre de taille " GM charge 600kgs" sachez que celà était un "fourneau de mines" destiné a faire sauter les roches et a obstruer complètement le tunnel et la voie ferrée!! pourquoi?? sachez que "GM " signifie " Génie Militaire" et la charge était certainement un tout nouvel explosif appelé "TNT" je vous en dirai un peu plus au prochain post! à gauche il y a un fourneau en hauteur, accès par une sorte d'échelle scellée dans la pierre, hauteur env.8 m; 2 "baignoires" de chaque coté en vis a vis.
Philippe
Je connais "par coeur" la voie ferrée du tunnel de Pierrelys. Ses structures; son parcours, ses chambres à poudre, j'ai emprunté l'échelle du puits vertical de 20 m de haut, je connais les galeries d'essai dans la montagne datant des prospections en vue du tunnel, je connais la galerie primitive qui devait conduire la voie en rive droite de l'Aude avant qu'on ne décide, pour cause d'instabilité du terrain, de la balancer en rive gauche. Pour ce faire, d'ailleurs, on a dévié alors le cours de l'Aude, on a endigué la rivière (-digues encore visibles) et mis au sec un secteur nommé "la pêcherie". Je sais aussi la grande galerie d'eau souterraine qui passe sous la voie ferrée et débouche à l'aplomb du fleuve. Il existait un parcours asséché de rivière souterraine, un boyau agrandi par les constructeurs afin de balancer dans l' Aude les débris de creusement du tunnel. Je connais également , de l'autre côté du fleuve, dans le Défilé, une ancienne galerie de cours d'eau souterrain, invisible car cachée par des arbres; cette galerie fut agrandie et servit de carrière pour les pierres taillées de la construction. On peut la visiter sur une 100aine de m de long, on voit les traces de barre à mine et encore, dans la rivière, les fondations de la passerelle qui permettait de transborder les pavés. D'autre part, dans le Défilé et sur ses hauteurs, j'ai recherché et retrouvé l'ancien chemin qui évitait le défilé avant le percement de la route. Je ne me vante pas, je synthétise juste près de 200 km à pied autour de ce secteur de 1.4 km de long. Je pourrais y devenir guide touristique (je souris en écrivant ceci), j'ai retrouvé aussi d'anciens murs pare éboulis, j'ai bourlingué à la boussole, à la carte, puis au GPS et même avec des cordes. J'ai une passion pour ce secteur (et d'autres aussi car celui ci est à 100 lm de chez moi). Ah un dernier renseignement: un des ponts de la voie ferrée, en amont du village de St Martin Lys a une arche creuse qui fut également prête à faire sauter la voie; chambre à explosifs. il y a une 50 aine de barreaux d'échelle pour parcourir le site. Vue imprenable sur la vallée quand on est logé dans l'arche de ce pont au dessus de la route. si un jour ça vous dit, je peux vous présenter le site. J'ai sympathisé avec un natif de st Martin qui a fait un travail extraordinaire sur son village et environs. https://teuliere.github.io/. C'est le site d' Eric Teulière. Nous avons partagé des découvertes et des sorties musclées, cordes à l'appui. Merci pour nos échanges et en particulier sur ce site disparu d' Usson les Bains que vous connaissez bien. Etes vous du secteur pour connaître ainsi Usson et Pierrelys ?
SupprimerEt vous en avez une autre, le 1er viaduc avant Axat est équipé aussi d'une chambre a explosifs, toujours equipées par "GM" par contre, je me demandes pour quelles raisons cette ligne ferroviaire était piégée ainsi?? UNe invasion?? mais par qui? je voit mal une invasion des Espagnols....quant aux Macaroni ils étaient bien trop loin de la region.... idem pour les Allemands, certes il y avait eu 1870, ( où nous perdions l'Alsace et la Lorraine, - Elsass, Lothringen- ) mais ils ne sont pas descendus dans l'Aude....( sauf en 1943 après la conquête de l'Afrique du Nord par les Alliés) ces tunnels étant antérieurs a 1900 en moyenne, difficile a comprendre!!
SupprimerD'aucuns m'ont raconté que c'était au cas où les barrages de Matemale ou Puyvalador lâcheraient...Pas possible car ils furent construits l'un en 1959 ( matemale alimente la centrale de Nentilla), et celui de Puyvalador en 1932( alimente centrales de Gesse et Usson) , donc ça ne tient pas!! Mystère et bouldegomme!! donc bien postérieurs a la ligne ferroviaire.....
Philippe
Celui ci je ne le savais pas ! Par contre dans les étroites et brèves gorges st Georges il y avait aussi une réserve de quoi faire sauter le secteur ! ils étaient armés ces audois...c'était je crois consécutif aux campagnes napoléoniennes, notamment après la campagne d' Espagne (1808.1809). Non rien à voir avec les barrages...
SupprimerEh bien non!! je suis un Breton immigré dans la région! ma mère acheta a Esperaza en 1982. Je suis originaire de Côte d'Armor! maintenant - après pres de 32 ans passés à Toulouse, (qui fut une belle ville) j'ai quand même quelques attaches ici, et j'ai étudié le pays, et, étant pêcheur, j'ai "promené" ma canne un peu partout.....surtout vers Axat, Usson-les-Bains, l'Aguzou vers Escouloubre, et étant aussi un ancien militaire, j'ai un peu étudié les sites du coin! ( anciens maquis, Rodome, Picaussel etc....) étant assez féru d'histoire! ( de même je fis de l'"urbex" dans la Ligne Maginot avec des copains, - pour se faire peur!! - et même vers Verdun, dans la "zone rouge" ( interdite!!) pour y découvrir l'histoire...et se remémorer le souvenir de tous ces valeureux " poilus" ( français comme allemands, nous avions le même grand respect pour eux) voilà.....j'ai quand même un tant soit peu d'admiration pour ceux qui restaurènt d'anciens hôtels, leur redonnant vie, comme a Escouloubre, il serait bien que TOUS soient rachetés, rénovés, pour redonner une seconde vie a cette vallée, un nouvel élan, même si je sais que l'épopée thermale s'est achevée, faute de clients peut être? peut être connaissez vous la station de Ginoles, magnifique, laissée a l'abandon.....alors que!!!
RépondreSupprimerPhilippe
En premier lieu je vous donne mon mail. lison066@gmail.com. Pêcheur et militaire semblent être complémentaires pour donner un personnage s'intéressant aux "richesses" du pays, je dis cela avec un sourire, je ne me moque pas. En tout cas sans jeu de mots la vie militaire vous a donné la pêche pour parcourir les pentes escarpées de nos montagnes du sud !! Ginoles, j'y fis un jour escale , justement pour voir de près ce site dont j'avais entendu parler pour ses anciens bains. Le hasard a voulu que sans descendre de voiture, lisant un panneau, je rencontrai un fort désagréable individu et je m'enfuis, je n'y revins jamais. Le hasard me fit rencontrer à nouveau ce personnage mais à présent il a quitté la région ! Que reste t'il à Ginoles ? Vous reboostez mon élan. Je viens de publier sur mon blog, en restant dans les vieilles pierres et les "chemins noirs". A bientôt Philippe et merci pour ces échanges
SupprimerEh bien tenez-donc.....je vous envoie une petite visite de la fameuse "Ligne Maginot" vous qui aimez l'Histoire, comme moi, peut être apprécierez vous! sachez que j'ai exploré - jeune - des ouvrages assez inconnus, cachés, dans l'Est de la France....Brrr.....progresser dans le noir absolu, dans le froid, dans l'humidité...avec seulement des lampes torches (pas à LED ça n'existait pas!!) et des frissons au ventre...avec mes collègues sous-officiers....l'Histoire nous arrivait en pleine figure!! Visites émouvantes, peur de renconter des "fantômes"" (si si!!) j'essaierai de vous envoyer des URBEX....https://www.youtube.com/watch?v=8eSjd2Py2uw
RépondreSupprimerBonsoir, excusez moi pour ma réponse tardive mais j'ai beaucoup travaillé donc beaucoup de fatigue. J'ai un ami FBook passionné d' Histoire et d'ouvrages militaires dont la ligne Maginot. Personnellement j'ai visité le fort de Vaux, il y a très longtemps, où mon grand père fit un séjour durant la Grande guerre et dont il fut un des rares sortir vivant. Même dans un contexte de visite guidée ce fut très angoissant. Je me souviens de ces forêts des environs de Verdun qui suaient encore l'horreur. Alors votre témoignage me donne des frissons d'angoisse. J'irai voir votre lien. merci pour ces échanges. J'ai eu beaucoup de militaires parmi amis et rencontres
SupprimerBonsoir! et aussi je pus visiter - et explorer- des secteurs entiers du Mur de l'Atlantique, mais pas en Normandie mais en Bretagne, région de Brest et le Conquet. Là aussi un peu peur, surtout les endroits peu ou pas explorés, trouver des entrées souterraines plus ou moins resté cachées, visite dans le noir, crainte de voir surgir un fantôme "boche"! et des trouvailles assez terrifiantes, genre stock de gargousses de très gros canon....( gargousse: charge d'explosif sous forme de cylindre un peu comme un "traversin" en tissu rempli de granulés de poudre et servant a la propulsion de gros obus de 280mm ou plus) stock d'obus dans un souterrain, des "88 mm " pour une piece de DCA, et, en surface, près d'un blockhaus, a moitié enfouie, une "tellermine" antitank allemande....oubliée là.....alors vous savez....
RépondreSupprimerC'est intéressant tout ce que vous racontez, je n'oserais m'aventurer dans ces édifices car ils sont emplis d'une autre charge émotionnelle que celle que je peux trouver dans les vieilles ruines paysannes que je visite. Je me souviens de bunkers sur la côte atlantique basque, c'était impressionnant
SupprimerExact! je suis allé à St Jean de Luz, et quand j'ai dit a mes collègues que le camping était construit sur un ancien dépôt de torpilles de la Kriegsmarine....ils étaient tous "pétés" de trouille!!!de même, sur la plage j'ai pu visiter d'anciens bunkers dont un magnifique PDT de 17m de haut à 2 niveaux, ( PDT = poste de direction de tir) mais pas moyen d'entrer dedans! muré.....et au pied d'un autre bunker je découvris 2 volées de canon de 122mm .....Russes!!! ben ça si les fritz récupèrent le matos popov.....c'était en 1996.
RépondreSupprimerEt un autre lieu assez terrifiant a visiter (en 1998) avec des copains du club de tir de Montauban, la "zone rouge" autour de Verdun, INTERDITE D'ACCÈS mais on s'en f.....ait !! là faire attention où on marche!! des milliers d'obus non eclatés sous vos pieds, du petit (77mm allemand) jusqu'au ( en avons trouvé 1) 420mm Krupp, nous pouvions ainsi deviner l'enfer des poilus qui étaient sous ce déluge d'acier, 1220 piéces de tout calibres réparties sur un arc de cercle de 6 kms, et le 21 février1916 a7h15, l'enfer se déchaîna......c'était le "trommelfeuer" ( feu roulant) cher a Von Falkenhayn.....nous avions quand même peur, car nous savions les milliers de corps encore enfouis dans cette terre......leur souvenir nous broyait les tripes!