vendredi 23 décembre 2016

Une erreur de Jugement !

Ce n'est pas parce que le Pic d' Enfer était dans les parages et ce ne fut pas le Jugement Dernier, juste mon dernier jugement qui n'était pas le bon. Voici pourquoi..
Quand on n'a pas les pieds sur terre...
Mais d'abord approchons nous des lieux de ce jugement.
Arrivée à Vallter 2000
Je comptais ce dernier week end renouer ENFIN avec la montagne et je mis tous les atouts de mon côté : mon camion, mon chat, mon matériel, tout était bien organisé et lorsque à la nuit tombante j'arrivai sur le parking de la station de ski de Vallter 2000, à 2000 m d'altitude donc, je me garai sur le parking déserté et verglacé. Le temps était serein moi aussi mais le thermomètre m'inquiéta : moins 6° déjà à 17 H ? Qu'allait être la nuit ? Le camion allait il geler et moi aussi ? Quelle serait la température dans la nuit ? Une légère inquiétude se profilait dans les ténèbres mais j'eus la flemme de refaire les 12 km qui me conduiraient "en bas" au village de Setcases, le dernier de la vallée. Soyons fous, on verra bien.


C'est Noël !!

Il faisait plus de 20° dedans avec le chauffage, j'avais emmitouflé la batterie, la nature était figée dans le noir et le silence. J'étais bien. Les sapins recouverts d'une neige que nul vent n'avait secouée auraient du m'alerter. Les canons à neige battaient leur plein et vers minuit, le parking s'anima, les "vacanciers" du week end  s'installaient, fait nouveau car d'habitude c'était désert. La dameuse prit du service à 2h du matin et le froid n'augmentait pas, curieusement. J'avais tout calfeutré avec des polaires mais en écartant les rideaux, la glace habillait intérieurement les vitres, je ne voyais rien. Nina, dans le lit, collée à moi, emmagasinait la chaleur tandis que la carrosserie, avec des craquements perdait ce qui lui restait de tiédeur.

Un matin étincelant m'accueillit, il faisait moins 5 dans la chambre et Nina trouva son eau gelée tandis que mon infusion était granitée. J'en avais vu d'autres, je logeai Nina bien au chaud dans son nid et je partis, crampons et piolets dans mon sac avec la ferme intention d'aller en découdre avec de la pente.

Le nid de Nina


A l'est une mer de nuages recouvrait les plaines, les collines et la mer, c'était beau.















Je montai bon train le long des pistes damées, tout ce qui n'était pas piste était une belle couche où mieux valait ne pas s'aventurer. Aïe...




Les skieurs montaient décrocher la lune mais rivés aux fesses, c'était une inutile quête.





Une heure plus tard et 500m plus haut je m'attablai au chalet d'altitude des "Marmotes" (un seul T en Catalogne), devant une infusion . Mon sentier de neige démarrait là, quelques Z bien marqués par les skieurs et je serais vite là haut, à une encablure du Geant, 2883 m.




Oui mais....c'est là que mon Dernier Jugement, celui du départ, fut fatal.La neige, hors des pistes était poudreuse à souhait et je m'enfonçai sans pitié.
Je pensais à ma dernière venue en ces lieux, une drôle de rando, dans un terrible blizzard...(clic)

La série de Z dans la pente, qui devait être mon chemin

Ah si seulement j'avais pris les raquettes...Pour ne pas m'encombrer je les avais laissées. Ah si seulement j'avais écouté les sapins...
Je ne pouvais monter donc je choisis de traverser tout le cirque, En direction du chemin du col de la Marrana toujours dans l'ombre, mais la poudreuse ne gèle pas, non ? Quelques 800 m dans une poudreuse épaisse et traîtresse où je m'enfonçais, trébuchais, chutais, me relevais et m'épuisais.



Dans un très beau décor toutefois..Avec une énergie sans égale, toute ma forme est revenue au centuple, c'est déjà un immense réconfort.
Mon chemin de poudre, jusqu'aux genoux

Le soleil émerge du Gra de Fajol, la Marrane dans l'ombre et ma route
lissée par les skieurs, dans laquelle je laisse des ornières d'ogre

Arrivée au pied du col, un Catalan chaussé de crampons m'encouragea et je montai sans trop de mal le col dans une poudreuse foulée, écrasée, tassée  mais très inconfortable. Les crampons n'avaient d'autre utilité que la décoration, je ne les chaussai pas; par contre le piolet assura mes derniers mètres fort verticaux.

Montée au Col de la Marrane
En fond le Géant, à droite du Géant le chemin prévu initialement

Arrivée sur la ligne de crêtes, je m'aperçus  que j'étais ...à jeûn, encore une fois! Tous ces efforts et ce dénivelé avec l'estomac vide depuis les 15 h d'hier après midi ??



Je me restaurai, affamée,  au grand soleil, dans un décor peuplé d'une foule bigarrée et emmitouflée, cela avait des saveurs d'été et d'hiver mêlées, l'air était glacé. Plus de 2500 m d'altitude.
Je pris le chemin du Géant, chaussée des crampons cette fois car il y avait des plaques gelées, je fis quelques mètres et puis une immense flemme qui n'était pas de la fatigue,  me submergea. D'autres fois j'eusse forcé, persévéré, "relevé le gant" comme on dit . Et bien non! Et pleine d'entrain, sans regrets, je pris le chemin du retour, chaussée de mes inutiles et confortables crampons. La descente très pentue du col, dans l'ombre bleue, la poudreuse où je m'enfouis devenaient plaisir. Je croisai le Ter nouveau né qui gazouillait presque en silence et respirait entre les cailloux.

Le rio Ter et le sommet du Gra de Fajol petit






La silhouette décharnée de la ruine du vieux chalet,(clic) fidèle au poste depuis des années n'a pas pris une ride. Quoique, au point où elle en est....
El Xalet Vell


Je retrouvai avec soulagement la piste de ski; sur les 10 km skiables on ne trouve pas de piste rouge ni noire. Seulement quelques tronçons de rouge, la géographie des lieux ne s'y prêtant pas, mais l'ambiance y est joyeuse et familiale. Avec des scènes cocasses, ce jour, un vrai spectacle !  Séquence comédie!


Séquence poésie...Les guirlandes de lumière faisaient  scintiller les sapins sur les cimes; couverts de neige, ils ressemblaient aux sapins des Contes de Noël de l'enfance....




L'enfance, c'est celle de Nina, que je retrouvai endormie là où je l'avais laissée mais qui allait vite se réveiller et s'adonner à son tour aux joies des sports d'hiver :-))


Sacré petit personnage qui ressemble trait pour trait à Lison...Comme c'est étrange....
Et au grand soleil, les pieds et pattes dans la neige , nous laissâmes filer le temps jusqu'à ce que le soleil, plongeant derrière les sommets, nous invita gentiment et froidement à reprendre la route.

Le Géant ou Bastiments, 2883 m


                                                        ..................................................
Le Géant m'attendra, je suis heureuse de ma journée , de cette promenade vivifiante et sportive : avec les 600 m (environ) de dénivelé cumulé, ma dépense d'énergie est celle d'un 1000 m, dans ces conditions, et je suis ravie d'avoir retrouvé toute mon énergie !
Alors, vivement...la montagne prochaine !


Quelques liens en  mon blog, sur ces lieux pour un éventuel lecteur...

Altitude 2883 (clic) = ma première ascension au Géant
Le Gra de Fajol (clic), tout à côté
Le Géant (clic) en des conditions extrêmes

mercredi 21 décembre 2016

Ruines dans la brume...1ere...Château d' Ultréra

Le temps à rebours : pourquoi pas ? Je remonte le temps puisque j'ai rencontré Ultrera avant Opoul..Mais quelle importance. Ma chronologie n'est pas celle des lieux  puisque Ultréra est contemporain d' Opoul (Billet précédent). Elle est le fruit de ma fantaisie...
Château d' Ultréra : 533 m 


Même si chacun est diamétralement opposé à l'autre par rapport au Département (Des Pyrénées Orientales) ils ont des points communs dans leur Histoire.

Ultréra se trouve sur un promontoire rocheux -évidemment-, pas du calcaire ici mais du gneiss de la montagne des Albères.  De son perchoir, il domine la plaine du Roussillon, la mer Méditerranée mais surtout, ce pourquoi il fut bâti, la vallée de la Massane qui est un chemin d'accès vers l'Espagne toute proche. J'ai découvert Ultréra un jour de brume et de grisaille et j'adorai parcourir ce site qui prenait des airs de ruines écossaises noyées en plein ciel. Dans les parfums des végétaux exacerbés par cette fine couverture mouillée. Ses contreforts, son paysage, tout avait disparu, il ne restait que moi, petit point perché sur une mer de ouate. J'eus l'occasion de le revoir par beau temps, il avait perdu ce charme envoûtant et inquiétant à la fois.

[Je vais vous conter son histoire sur des images de ma visite dans la brume mais aussi quelques unes au grand beau temps , pour le paysage]

Ultrera, Castrum Vultuarium, le château des vautours.

Il débuta une existence Romaine et faisait partie d'un système défensif incluant la tour de guet de La Massane et un château aujourd'hui disparu, Montbran.

Les sites stratégiques

Le Roc de Montbran, autrefois château fortifié
Chemin en sous bois au pied
des falaises ou forteresse
de pierre dans la brume

Additif : Le Roc de Montbran : 28 décembre 2016






















De cette existence romaine il garda peu de souvenirs et débuta vraiment son rôle de solide gardien défenseur à compter du 7 eme siècle.(673 : on parle de lui pour la première fois dans un écrit).

Fantôme dans la brume

Au cours de son existence,  il ne chôma pas et s'embellit d'une chapelle dédiée à la Vierge.
La chapelle




An 1000 : des pèlerinages honoraient cette Vierge nommée plus tard "la Mare de Deu Vella" (la Vieille mère de Dieu, comme s'il en avait eu deux !)


Détail architectural
Assemblage en opus spicatum


Jacques 1er d' Aragon, en 1296, le rattacha à la Seigneurie de Sorède, pour son plus grand malheur mais fort heureusement il l'ignora longtemps!







On dira même près de 400 ans de sursis lui furent accordés.


La pièce la mieux conservée du château

Détail du crépi mural

L'ermitage prit le pas sur le château et délesté de son rôle défensif et militaire, il gagna une paisible existence religieuse, seulement habité par l'ermite.
Que l'on pourrait presque envier d'avoir vécu tranquille dans pareil décor.
Comme un ermite solitaire des Temps Modernes
un genévrier hors d'âge
solidement agrippé aux ruines

Cependant  au 17 eme siècle la tranquillité s'acheva : les conflits entre les deux pays malmenèrent quelque peu le site, le château et ses habitants revenus guerroyer.







La tour de la Massane
1659, le Traité des Pyrénées mettant fin à ces conflits le calme revint et le château s'apprêtait à vivre une paisible retraite comme son confrère d' Opoul. Cela aurait pu durer, sans autres soucis, jusqu'à aujourd'hui , mais...c'était sans compter avec la vindicte d'une terrible femme, la seigneuresse de Sorède, Jeanne de Vilaplane, qui, en 1675,  le fit décapiter, aplanir, bref sauter à l'explosif par l'entremise d'un certain Le Bret, lieutenant Général (qui détruisit de la même manière le Château de Tautavel). Pourquoi ? Parce que bien française, elle craignait que le château ne soit investi de français pro espagnols alors elle leur "coupa l'herbe sous le pied" de bien brutale manière.

S'appropriant au passage tout le mobilier religieux de la chapelle, la Vierge et la cloche.

Toute histoire est passible d'une belle fin, même celle-ci. Jeanne avait un frère, un chanoine nommé François. Pour racheter l'oeuvre mortelle de sa soeur, il fit bâtir avec les matériaux de récupération un autre ermitage, plus bas, Notre Dame du Château, où se trouvent la cloche, la Vierge et les restes du portail de marbre blanc veiné de bleu venus de la chapelle meurtrie et démolie.



Notre Dame du Château


Contrairement à Opoul aucun habitat civil ne s'installa contre le château. D'ailleurs il y a très peu de place et un relief très inconfortable. Il paraît qu'il s'y trouve une citerne semblable à celle d'Opoul...je n'ai pas su la voir. Contrairement à Opoul, il n'y a presque pas de fortifications autour du rocher et ses falaises abruptes servent de site d'escalade, de toute part.

Additif : je l'ai trouvée la citerne
le 28 décembre 2016


L'unique muraille et l'église en second plan

Porte ouverte sur les Albères

L'Eglise


Plus tard, revenue à Ultréra par beau temps,  je m'amusai à investir le château par le chemin des envahisseurs, voie facile s'il en est. Enfin de nos jours...D'autant qu'aucun chaudron d'huile bouillante n'était là pour me souhaiter la bienvenue !

Ce qui me permet de vous conter cette petite page d'histoire et de vous inviter à faire cette balade facile (très glissante par temps humide).
Ascension au château par le chemin des envahisseurs
La porte sur vide recto/verso
dans l'embrasure on aperçoit l'ermitage
Notre Dame du Château



A bientôt....

dimanche 18 décembre 2016

Ruines dans la brume ...2 eme ...Château d' Opoul

Ne cherchez pas le 1er, je ne l'ai pas rédigé il le sera ultérieurement, c'est le cas de le dire, ce sera Ultrera ...qui n'a rien à voir avec "ultérieur" si ce n'est la chronologie du récit :-))

Pourquoi d' abord Opoul ? Parce que j'en viens et que les sensations sont intactes.




Bien que tout fut dans la brume...Alors, imaginez...

2008 : environs d'Opoul / Périllos
Imaginez un paysage coiffé de ciel bleu , avec un moutonnement de pierres gris pâle et une végétation arbustive, alliant toutes les nuances de verts. Imaginez, nichées dans les creux une terre rouge ou blanche, plantée de vignes au vert éclatant. Le parfum de la garrigue vous enveloppe tandis que votre regard se perd, aux proches lointains entre étangs bleu pâle et mer bleu vif.. Sur tout cela flotte un puissant parfum de garrigue desséchée et vous imaginez l'été. L'été serait incomplet sans le chant des cigales par milliers, les cris perçants des hirondelles et martinets et même le craquement des graines dans les gousses surchauffées, mais oui, ce sont les bruits d'ici.
Cependant...l'été est enfui sous d'autres hémisphères, et si ce n'est pas l'hiver, cela lui ressemble tant que...mais oui, c'est dans 5 jours.

Donc, dans un après midi aux contours indéfinis, j'arrive aux pieds de la forteresse d'Opoul, un des derniers villages du département, sur sa frontière nord (avec l' Aude). C'st un promontoire rocheux et vaste, à 400 m d'altitude, surmonté de quelques ruines : le château.

J'y étais déjà allée, par le sentier, cette fois je choisis le "chemin des envahisseurs", soit le direct en roche, escalade brève et facile, toutefois, juste quelques mètres.

Du haut, la vue est époustouflante...par temps estival. La mer et les étangs.


Mais avant de parcourir ce vaste espace de 6 hectares, écoutons l'Histoire.



Qui ressemble beaucoup à celle d' Ultréra. Une occupation romaine est attestée par la découverte de monnaies; de toute manière le lieu est un oppidum qui a donné son nom à Opoul.
Erigé surtout à la période Wisigothique, 6 eme et 7 eme Siècles, ce château eut son temps fort de l'Histoire au XIII eme Siècle, car le Traité de Corbeil (11 mai 1258), en fixa la frontière du Royaume de France  en ces lieux. L'actuel département des Pyrénées Orientales devint espagnol jusqu'en 1659, Traité des Pyrénées. Jacques 1er Roi d' Aragon fit bâtir ce château, La Salveterra (la Sauve terre) pour fortifier la frontière Nord de son Royaume . Un village, l'ancien village d' Opoul fut bâti à ses côtés sur cet oppidum et y resta près de 4 siècles, jusqu'au moment où le manque d'eau devint crucial et obligea les villageois à "descendre" fonder un nouveau village, l'actuel Opoul. Le château survécut mais aux 16 eme et 17 eme siècles il fut 2 fois assiégé et après le Traité des Pyrénées, il n'eut plus de rôle stratégique; il  sombra alors vers son déclin.


Vu de l'intérieur



Vu de l'extérieur 

Comme toujours, devant ce type de relief, on ne sait de prime abord si ce sont des ruines d'édifice ou un relief ruiniforme. C'est dans ce secteur que je devais faire ma 3 eme séance d'escalade, annulée pour mauvais temps. Alors j'ai maintenu le projet initial de visite au château. Et je ne le regrette pas.

J'aborde directement "dans " le château par mon chemin de pierre. De vastes pans de mur bâtis en pierre calcaire taillée, donnant sur le vide, des meurtrières, des voûtes et salles, des murs épais en diable, un chemin de ronde, un fossé, ce n'est pas très grand, c'est pourtant imposant. Le lieu fut doublement fortifié, puisque l'oppidum en lui même le fut aussi. Entre les deux fortifications s'étendait le village dont il ne reste rien mais que je n'ai pas pris la peine de parcourir. J'ai juste fait tout le tour du site, qui ouvre par des à pics vertigineux sur le vide et la garrigue en bas.



Tour d'angle




















Sur la vaste esplanade de roche incrustée de fossiles (comme à Tautavel assez proche),se trouvent les vestiges de deux citernes accolées qui expliquent comment le village se fournissait en eau .


Les citernes creusées dans la roche

Sur le site on ne trouve aucun panneau explicatif, rien qui puisse expliquer quoi que ce soit au visiteur, dommage...
J'arpente longuement les lieux battus d'un vent d'Est fort humide, en prenant des précautions, en cette heure la roche est encore très glissante. Je me penche un peu sur le vide impressionnant pour regarder l'oeuvre des bâtisseurs qui ne devaient  craindre ni vide ni vertige...il y a 800 ans. Et qui bâtirent avec de petits moyens du solide. Et du beau. Preuve en est...





Les falaises sont crénelées
l'ouvrage a 8 siècles...


Le moindre interstice entre les roches a été bouché
 au prix de quelles difficultés !
Ouverture de la muraille sur
le grand vide


Comment ont ils construit cela ??





Du village je ne vois rien mais je devine avec tous ces débris de tuiles  et briques. Quelques pauvres maisons, petites, étroites, serrées les unes contre les autres. Et une vie grouillante sur ce promontoire exigu et vertigineux.



Des maisons construites en ce calcaire incrusté de fossiles qui parle de la mer, jadis. Cette mer que l'on voit depuis tout l'oppidum
Falaises abruptes de l'oppidum

calcaire fossilifère


















Mais que ça glisse !

Le chemin d'accès qui aboutissait à la porte de l'oppidum...sans doute
Au fond le village d' Opoul



C'est pourquoi je reviens par le chemin d'accès et sa porte démolie, avant que d'aller explorer un peu le pied de la citadelle, muraille de roche naturelle creusée de grottes.
Il me semble entendre alors que je marche dans une parfaite solitude au milieu de buissons épineux, la vie grouillante d'en haut. J'imagine...je ne sais plus en quel siècle je chemine !





Une des grottes des falaises

L'oppidum face ouest et la végétation typique des lieux
Un navire dans la garrigue


Par temps triste et gris, bousculée par le vent de la pluie, ce parcours a quelque chose d'angoissant, certes, mais d'envoûtant à la fois. Sous un soleil livide et neurasthénique...
Tandis que Mathurin et Nina, patients, m'attendent dans le camion . De bons petits compagnons...




 Je m'arrache difficilement à ces ruines, avant d'aller, au bout d'une longue, mince et déserte route, ajouter encore un peu de drôle d'atmosphère en arpentant le village désert et semi ruiné de Périllos. mais c'est une autre histoire qui rejoint la précédente : le château ruiné de Périllos était un poste avancé du château Saveterra dont je viens de vous conter la visite.

Château de Périllos

Peut être aurai-je le temps de vous emmener à Périllos ? Un peu plus tard.