vendredi 21 novembre 2014

Le massif des Albères ...2 ème

Retrouvons nos Albères dans tous leurs états.


Côté mer, le massif meurt en pente douce en des pentes plantées de vignes en terrasse qui donnent le joli vin de Banyuls naturellement sucré.Et d'autres vins, secs et corsés. 
En les écoutant bien, on entend le ressac.

















Des vignes qui descendent les collines jusqu'à la mer et où tous les travaux sont manuels.


Des ports se logent dans les échancrures de cette montagne : Collioure, Port Vendres, Banyuls etc..en France comme en Espagne car les Albères ont deux faces; je m'attache plus particulièrement au côté français, dans ce billet.

Près de la mer, veillent les anciennes tours à signaux de La Madeloc et de la Massane, restaurées  mais datant des 12 e et 13 e siècles, du temps du Royaume de Majorque. Elles avaient devoir de renseigner les Rois de Majorque en leur palais perpignanais, par des signaux de fumée ou de feu, et surveillaient la mer pour éviter une invasion.Le département en compte bon nombre.
La Madeloc (gauche) 656 m et La Massane (droite) 793 m
à l'aube
 Cette partie orientale des Albères, en plus des vignobles possédait des suberaies dont le liège servait à la bouchonnerie.

Mais revenons au Col de l'Ouillat où nous avions fait halte avec pique nique et muscat frais. Ce 31 août.


Le repas terminé, on reprend la marche en groupe cette fois : direction le puits à neige ou à glace, "El pou de gel".

Serge ouvre la marche, infatigable
On chemine dans la hêtraie avant de déboucher sur les crêtes où est soigneusement enfoui le puits à glace, parfaitement conservé. Très enfoui dans le sol. Datant du 17 eme siècle et impossible à photographier.
Il se trouve sous la ligne de crêtes, côté espagnol.

Les montagnes d'ici en comptent une centaine disséminés  entre 900 et 1500m, et même en plaine , témoignant d'hivers bien plus rigoureux. C'était une manière de conserver les aliments, de fabriquer des sorbets et aussi, peut être, de lutter contre la malaria, le département étant jadis infesté de moustiques avant l'assèchement des étangs par les Templiers.

Intérieur en pierre
La partie aérienne.
On remplissait le puits par cet orifice.

Serge continue son ascension jusqu'au pic Neulos, (neigeux) à 1257 m. En suivant la frontière aux barbelés devenus inutiles.

Vue vers l' Espagne et la côte


Personnellement je  préfère ces lieux en hiver. Il y a rarement de la neige, malgré le nom de Neulos, plus fréquemment du givre.
Voici donc les Albères côté hiver: dentelles et glace.

Ces étonnants arbres sont les  hêtres qui, sur la cime, exposés au violent vent du nord, la tramontane, poussent à l'horizontale, étirant vers le sud toute la force de leurs bras grêles. Et tourmentés.

Le Neulos 


Hêtre du sommet.
L'hiver, par grand vent, il est impossible de se tenir debout : j'ai tordu mes bâtons de rando et je n'ai même pas pu atteindre le sommet à quatre pattes : c'est tout dire !


Glacé, le paysage y est grandiose.

Buisson épineux.
En redescendant vers le col, on entre dans la forêt de conifères vêtue de givre , souvent secouée par le vent.
Qui pleure des larmes de glace scintillante.





Dans un paysage plus scandinave que catalan. A mon avis.


 


C'est après ces parcours givrants que je termine ma course à l'auberge Can joan, au minuscule village de St Jean d'Albère, niché dans les superbes chênes liège pour déguster dans un authentique décor 19 ème siècle un époustouflant civet de sanglier.


Il suffit juste de pousser la porte et un autre monde s'ouvre à nous.








Que je vous conterai une autre fois....






















10 commentaires:

  1. As imagens são muito bonitas, eu fico encantada quando vejo toda essa neve, aqui nunca neva, então para mim é lindo!!
    Obrigada por compartilhar.
    Beijos
    Adri

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    1. Aqui sao poucas vezes cuando ha neve..Eu gosto muita da neve , entao vou a buscar nas montanhas. eu sé bêm que no Brasil a neve...Beijos

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  2. les photos sont très belles, un bonheur. Il est rigolo le bonhomme de neige.
    bisous, bon dimanche
    Laurence

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    1. Oui, ce bonhomme de neige posé là m'avait amusée alors je lui ai collé mes bâtons en pirouette !
      Bises Laurence et bon dimanche aussi à toi ..et tes filles

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  3. Bonjour Lison,
    vivement que tu pousses la porte de l'auberge, car je "claque des dents". La dernière fois que j'ai touché de la neige, c'est en 1961 sur le plateau du Larzac. Bon je plaisante, merci pour ces belles photos et les textes qui les accompagnent...

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    1. Alors, Pierre suis moi sur mon blog et tu vas toucher souvent la neige cet hiver. Elle ne vient pas à moi, je vais la chercher; tiens ce matin j'ai équipé mon camion / hiver : sac d'hiver, raquettes, crampons souliers et piolet , sans oublier bonnets, gants...ça sent le changement tout ça ! Et demain je file vers un 2905 m si la météo est bonne. 1961 sur le Larzac: tu sais que je suis fan du Larzac, celui des coins sauvages... allez je pousserai bientôt la porte pour toi et les photos qui vont avec .

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    2. Merci Lison pour ton projet d'un article sur le Larzac. Plein de souvenirs me reviennent en mémoire : La Couvertoirade à l'époque où elle servait d'abri aux moutons, les repas au restaurant de la "Société" Roquefort, la semaine passée dans la maison forestière du vieux (enfin par rapport à nous) garde forestier qui était notre ami, la suite où nous nous sommes perdus en forêt.... tout cela avec mon ami, journaliste à Midi Livre et, ensuite, patron de l'Hôtel de la Muse et du Rozier. Je crois que je vais pondre encore un article sur ces souvenirs. Mais chaque fois, je suis très ému...

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  4. On voit bien que le hêtre du sommet a souffert du vent, il en est tout penché ! :-)
    Encore une fois, bravo pour ces photos qui sont magnifiques ! C'est un régal pour les yeux.
    Merci pour ce billet si riche en découvertes et en images, Lison. Gros bisous.

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  5. Ces paysages enneigés sont magnifiques. Merci pour ces belles photos.

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  6. Beau reportage encore sur une région qui mérite le détour !!! Merci Lison et bisous

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